le phaleriste-amateur

l'archive du mois


NOVEMBRE 2009


L'Ordre de saint Louis


HISTORIQUE &
MODALITES D'ATTRIBUTION

Le 17ème siécle verra la création, en France, d'un des Ordres de mérite parmi les plus prestigieux d'Europe et sans doute le plus populaire et prisé de la période monarchique. C'est Louis XIV, le « Roi Soleil », qui institua par l’édit du 5 avril 1693, l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Ce fut le premier Ordre de mérite français, offrant pour la premiére fois, la possibilité à un officier d'origine non noble, d'acquérir, au combat, un titre de Chevalier. Les statuts d'origine le précisait d'ailleurs parfaitement : « il ne sera reçu dans cet Ordre que des officiers - encore de nos troupes - et que la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction dans nos armées, seront les seuls titres pour y entrer. »Le nouvel Ordre suscita dans l’armée une grande ferveur et eut un effet fort stimulant. Comme a si bien écrit VOLTAIRE, cette décoration fut « plus briguée que la fortune ». Par ailleurs, n’a-t-on pas souligner, que la perspective de recevoir sa croix, avait probablement été une des clefs du redressement militaire de la France ?Le premier consul Napoléon BONAPARTE avait lui-même déclaré : « si Louis XIV n’avait pas eu à sa disposition la monnaie de la croix de Saint-Louis, il n’aurait jamais pu soutenir la lutte contre l’Europe coalisée dans la guerre de succession d’Espagne. » Et en créant sa Légion d’honneur, Napoléon s’inspirera sur bien des points de l’Ordre créé par Louis XIV.Cependant, malgré la suppression de la distinction de naissance, l’Ordre de Saint-Louis restait strictement réservé aux officiers professant la religion catholique, apostolique et romaine.Ces derniers devaient avoir servi dans les armées royales, sur terre ou sur mer, pendant 10 ans ; ancienneté de service qui sera portée ultérieurement à 20 ans.L’Ordre de Saint-Louis comprenait trois grades : Chevalier, Commandeur et Grand-croix. Si l’on pouvait être nommé Commandeur directement, les Grand-croix devaient être choisi parmi les Commandeurs.Selon les statuts d’origine, l’Ordre devait comprendre un nombre illimité de Chevaliers, 24 Commandeurs et 8 Grand-croix. En fait, entre 1693 et 1715, Louis XIV ne nommera seulement qu’environ 2 000 Chevaliers.L’Ordre fut pourvu d’une dotation de 300 000 livres de rente, permettant le versement à 160 titulaires d’une pension d’un montant variant de 800 à 2 000 livres pour 128 Chevaliers, de 3 000 à 4 000 livres pour chaque Commandeur et de 6 000 livres à chaque Grand-croix. En 1719, la dotation se montera à 450 000 livres et le nombre des pensionnés sera porté à 221. L’Ordre, vers sa fin d’existence, comptera en 1828, 1 048 pensionnés.Le Dauphin, les maréchaux de France, l’amiral de France et le général des galères étaient, de droit, nommés Chevaliers. Les princes de famille royal obtenaient un grade dans l’Ordre qu’après avoir effectués leur première campagne de guerre. A Versailles, le 8 mai 1693, eut lieu la première admission dans l’Ordre, qui reçu le Dauphin, le duc d’Orléans, le duc de Chartres, le prince de CONTI et le maréchal de BELLEFONDS.Lors de la réception dans l’Ordre, le futur Chevalier devait prêter devant le roi, chef souverain et Grand maître de l’Ordre, le serment suivant : « Vous jurez et promettez Dieu le créateur, sur la foi que vous tenez, que vous vivrez et mourrez dans la religion catholique, apostolique et romaine ; que vous serez fidèle au Roi, et ne vous départirez jamais de l’obéissance qui lui est due, et à ceux qui commandent sous ses ordres ; que vous garderez, défendrez et soutiendrez de tout votre pouvoir son honneur, son autorité, ses droits, et ceux de sa couronne envers et contre tous ; que vous ne quitterez jamais son service pour entrer à celui d’aucun prince étranger sans la permission de Sa Majesté ; que vous lui révélerez tout ce qui viendra à votre connaissance contre sa personne et son État, et garderez exactement les statuts et règlements de l’ordre de Saint-Louis, auquel Sa Majesté vous a agrégé et honoré d’une place de chevalier en icelui, et que vous vous comporterez en tout comme un bon, sage, vertueux et vaillant chevalier est obligé de le faire. Ainsi, vous le jurez et promettez. »Le nouveau titulaire recevait un brevet, signé du ministre de la Guerre ou de la Marine et portant la griffe du roi.Le roi donna au dauphin le pouvoir de réception des Chevaliers, en décembre 1700. Cette délégation de pouvoir fut étendue en 1705 aux princes de la famille royale, aux maréchaux de France et, ultérieurement, aux officiers généraux titulaires de l’Ordre.Chaque année, une assemblée générale, précédée d’une messe, devait réunir le jour de la Saint-Louis tous les membres de l’Ordre. L’assemblée élisait pour un an un Conseil, composé de 6 Chevaliers, 4 Commandeurs et 2 Grand-croix, chargé de l’administration de l’Ordre. Un greffier, un trésorier et un huissier, choisis parmi les hauts fonctionnaires des secrétariats de la Guerre et de la Marine et mis à disposition du Conseil, assuraient la gestion des affaires courantes. Ces fonctionnaires avaient droit au port de la croix de Chevalier de Saint-Louis et au titre d’officier.Mais sous Louis XV, par l’édit d’avril 1719, le régent ordonnait pour administrer l’Ordre, la création de quinze charges d’officiers héréditaires, en remplacement des trois précédentes. Parmi ces quinze fonctionnaires, trois furent appelés « Grand officiers » et assimilés aux Grand-croix dont ils portèrent les insignes. Quatre reçurent le titre de Commandeur et les huit autres gardèrent, comme précédemment, l’appellation « officiers » et arborèrent la croix de Chevalier. Mais en 1779, Louis XVI, ne conservera que deux officiers d’administration ( un trésorier et un huissier ) et leur supprimera le port de tout insigne. Pendant la Restauration, c’est le secrétaire d’État à la Guerre qui exercera l’administration de l’Ordre de Saint-Louis.

Le port illégal de l’Ordre de Saint-Louis pouvait entraîner de très graves sanctions :

¨  pour un noble, la dégradation, 20 ans de prison et la perte de la noblesse ;

¨  pour un roturier, les galères.

A noter cette particularité : lorsqu’un Grand-croix de l’Ordre de Saint-Louis devenait « CHEVALIER DES ORDRES DU ROY » en étant fait Chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit et Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel, il redevenait alors simple Chevalier de Saint-Louis.

En 1779, il fut décidé que les insignes des titulaires décédés devraient être restitués au ministère de la Guerre ou de la Marine. C’était un moindre mal, dans la mesure ou ces insignes avaient été fournis gratuitement au titulaire lors de sa réception dans l’Ordre.Sous la Révolution, le décret du 1er janvier 1791, transforma l’Ordre de Saint-Louis et le Mérite Militaire en une seule et même distinction : la Décoration Militaire. Cette dernière, utilisant la croix de Saint-Louis, était décernée sans le serment qui fut ainsi aboli et, à partir du décret du 26 septembre 1791, put ainsi être attribuée à tous les officiers, quelle que soit leur religion. Mais en 1792, la République était proclamée par la Convention et la monarchie déchue. En conséquence et par le décret du 15 octobre 1792, la Décoration Militaire décernée à 5 424 titulaires, fut supprimée.Pendant la période Révolutionnaire, 4 418 officiers de l’armée royale émigrée et 245 officiers vendéens purent cependant recevoir normalement l’Ordre de Saint-Louis.Sous la Restauration, l’Ordre de Saint-Louis fut rétabli le 28 septembre 1814 par le Roi Louis XVIII.Dans l’ordre des préséances, il sera alors considéré à égalité avec la Légion d’honneur.Tous les anciens maréchaux de l’Empire devinrent de droit, Chevaliers de Saint-Louis. Par ailleurs, la croix a pu être attribuée, sur leur demande, aux officiers de l’armée impériale comptant 24 années de services ou d’annuités.

A partir de 1830, sous Louis-Philippe, l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis cessera d’être attribué et il sera demander de ne plus en porter les insignes. La fleur de lys étant un symbole par trop monarchique, certains titulaires les firent disparaître de leurs croix de Saint-Louis, ce qui permit de continuer à les porter.


Le port des insignes des Ordres royaux étant de nouveau autorisé sous le second Empire ; les croix originelles de l’Ordre de Saint-Louis réapparaîtront alors sur l’uniforme de quelques vieux officiers.

BÉNÉFICIAIRES

L’Ordre royal et militaire de Saint-Louis récompensait la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction par les officiers de religion catholique :

¨  sous Louis XIV, une ancienneté de service minimum de 10 ans, puis de 20 ans était requise ;

¨  sous Louis XVI, à partir de la loi du 7 janvier 1791, l’ancienneté fut arrêtée pour tous les grades à 24 ans révolus de services ou d’annuités.

Les années de campagne de guerre comptaient double. Dans le décompte des annuités, le temps de service effectué comme simple soldat ou comme sous-officier n’était compté qu’à raison de un an pour deux années.

Cette disposition sera abolie en 1791, le service précité étant compté dorénavant comme années d’officier. Mais l’ordonnance du 9 août 1820 rétablira le système précédent et précisera par ailleurs les temps d’ancienneté entre les grades : promotion possible à la dignité de Commandeur après 6 ans d’ancienneté comme Chevalier, et à la dignité de Grand-croix après 4 ans ancienneté comme Commandeur.

En temps de guerre, les actions héroïques généralement accompagnées de blessures, pouvaient entraîner des nominations spéciales.

Dans la Marine royale, quelques vaisseaux ayant livré de glorieux combats furent décorés de l’Ordre et étaient reconnaissables aux grandes croix de Saint-Louis, réalisées en cuivre, qu’ils arboraient dans leurs mâts.

CARACTÉRISTIQUES

RUBANS

D’une largeur de 37 mm, il était moiré rouge feu avec une bouffette ( rosette ) pour les Chevaliers. Le ruban et la croix qui étaient, à l’origine, portés sur l’estomac, passeront ultérieurement à la boutonnière gauche.


Les Commandeurs et les Grand-croix portaient, en écharpe de l’épaule droite au côté gauche, leur croix suspendue au bas d’un cordon rouge feu de 11 cm de largeur.

En 1719, quatre officiers de l’administration de l’Ordre, assimilés aux Commandeurs, porteront la croix en sautoir autour du cou.

L’édit de 1779 prévoyait que le ruban serait liseré de blanc dans le cas d’une attribution suite à des « actes de bravoure dans des occasions périlleuses et éclatantes ». Cette particularité ne semble pas avoir été appliquée.

Lorsqu’un Commandeur ou un Grand-croix de l’Ordre de Saint-Louis devenait aussi titulaire de l’Ordre du Saint-Esprit, il ne portait plus que la croix de Saint-Louis suspendue par un petit ruban rouge feu au bas du cordon du Saint-Esprit.

INSIGNES

Croix double face en or à quatre branches anglées de fleurs de lys d’or et terminées par huit pointes boutonnées.

Le centre de chaque branche portait une queue d’aronde d’or bordée d’émail blanc sur l’extérieur.

Sur l’avers    : le médaillon central portait l’effigie en pied du Roi Saint-Louis cuirassé d’or, couvert d’un manteau bleu


                      fourré d’hermine, en émail, tenant de la main droite une couronne de laurier en émail vert et de la main

                    gauche une couronne d’épines en émail vert, et un voile en émail blanc, posé sur un fond d’émail rouge

                      parsemé des clous de la Passion. L’ensemble était entouré d’une bordure émaillée de bleu portant en lettre  capitales d’or la légende « Ludovicus Magnus Instituit 1693 » en abrégé :

                       LUD. M. INST. 1693  sous l’Ancien régime, puis LUD. MAG. INST 1693  sous la Restauration.

Sur le revers : le médaillon central portait une épée flamboyante d’or, la lame passant dans une couronne de laurier,

                      en émail vert, à laquelle elle était liée par une écharpe blanche, le tout posé sur un fond en émail rouge et entouré d’une bordure d’émail bleu portant en lettres capitales d’or la devise dû à l’écrivain

                      Nicolas BOILEAU : BELL. VIRTUTIS  PRAEM  sous l’Ancien régime, puis sous la Restauration

                      BELLICAE  VIRTUTIS  PRAEMIUM ( récompense de la vertu guerrière ).

La croix des Chevaliers, d’un diamètre de 40 mm, était en or et pesait un peu plus de 11 grammes.

Celle des Commandeurs et Grand-croix, d’un diamètre de 70 mm, était en or et pesait un peu plus de 38 grammes. Elle portait sur l’avers la légende  LUDOVICUS  MAGNUS  INSTITUIT  1693.

Les pointes fut pommetées ( boutonnées ) jusqu’en 1788, puis de nouveau sous la Restauration.

Les croix étaient réalisées par des artisans joailliers indépendants et non par les services de l’administration des Monnaies, qui à partir de l’année 1815, contrôlera la fabrication en prélevant un exemplaire sur cent.

Ces croix prélevées étaient remises gracieusement aux titulaires lors des cérémonies de réception dans l’Ordre.

Pendant la Monarchie de juillet, des croix de Saint-Louis furent amputées de leur fleurs de lys, ce qui permit à leur titulaire de continuer à les porter.

Les Grand-croix, dignitaires de l’Ordre, portaient une plaque d’habit et de manteau, tout d’abord brodée puis ultérieurement réalisée en métal.

Lorsqu’en 1719 seront créés les « Grands officiers » de l’administration, ces derniers porteront aussi la plaque.

La plaque brodée

La plaque en broderie, d’un diamètre de 108 mm, était une croix uniface à huit pointes boutonnées recouvertes de paillettes d’or et portant au centre une effigie en pied du Roi Saint-Louis, identique à c

elle de l’insigne, le tout brodé d’or

La plaque métallique

D’un diamètre de 108 mm, c’était une croix uniface, en vermeil ou en or, à quatre branches anglées de fleurs de lys et terminées par huit pointes boutonnées.


Le médaillon central portait l’effigie en pied du Roi Saint-Louis cuirassé d’or, couvert d’un manteau bleu fourré d’hermine, en émail, tenant de la main droite une couronne de laurier en émail vert et de la main gauche une couronne d’épines en émail vert, et un voile en émail bla


LES DIPLOMES



L’ensemble était entouré d’une bordure portant la légende en lettres capitales : LUDOVICUS  MAG  INSTIT  1693.

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DECEMBRE 2009


DÉCORATION DU LYS


ordre du lys 1814

HISTORIQUE & MODALITÉS

D'ATTRIBUTION

A la fin de l’année 1813, les troupes de l’Empereur Napoléon Ier, se replièrent sur le sol français, face aux forces des armées coalisées, composées d’allemands, d’autrichiens, de prussiens et de suédois. L’armée impériale renforcée par des unités de gardes nationaux, essaiera vainement de stopper l’avance de ces forces étrangères ; et ce malgré de très durs combats, tel celui de la Fère-Champenoise. Nos troupes durent reculer et se replièrent sur la capitale. Près de 35 000 hommes, dont 12 000 gardes nationaux furent disponibles pour affronter les 150 000 hommes des armées coalisées. Le 30 mars 1814, les combats pour la défense de Paris commencèrent au matin mais, après de terribles assauts, l’ennemi bien supérieur en nombre pris le dessus, ce qui entraînera le maréchal MARMONT à capituler le lendemain. Dans les rangs de la garde nationale, l’on dénombrera 300 tués et 600 blessés.
Dès lors, l’ordre public sera assuré par la garde nationale jusqu’au 3 juin 1814, dans une capitale occupée par des unités autrichiennes, prussiennes et russes. Les troupes de la garde nationale arboraient jusqu’à présent la cocarde tricolore, mais à compter du 10 avril 1814, ordre leur fut donné de porter dorénavant la cocarde blanche.
En effet, le retour de la monarchie des Bourbons était réclamée par le conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine, les sénateurs proclamaient la déchéance de l’empereur, qui fut votée le 4 avril par le corps législatif. Le 5 avril Napoléon Ier abdiquait en faveur de son fils et le 11 avril ce fut la Convention de Paris.
Revêtu d’un uniforme de garde national, le frère du Roi Louis XVIII, le comte d’Artois nommé lieutenant-général du royaume, arrivait ce même jour près de Paris. Peu confiant en l’armée impériale restée fidèle à l’empereur déchu, il préféra s’appuyer sur la garde nationale constituée essentiellement par des bourgeois généralement commandés par des officiers d’origine noble. Le 12 avril, le comte d’Artois rentrait dans Paris escorté par 600 gardes nationaux parisiens. Puis le 3 mai, le roi arrivait dans la capitale, et le 13 mai nommait le comte d’Artois, le futur Roi Charles X, colonel-général des gardes nationales de France.
Dès l’arrivée du roi à Paris, des fabricants réalisèrent des petites médailles à l’effigie du monarque et à fleurs de lys, suspendues par des rubans blancs. Emblème du pouvoir monarchique retrouvé, ces médailles furent très vite adoptées, et il est fort probable que de nombreux gardes nationaux les portèrent dès la journée du 12 avril.
Un ordre du jour du comte d’Artois créa, le 26 avril 1814, la Décoration du Lys en faveur de la garde nationale de Paris. Elle devait être pour celle-ci « un signe perpétuel des services qu’elle a rendus, soit lorsque après avoir combattu pour ses foyers et, chargée seule dans la nuit du 30 mars de la garde et de la sûreté de Paris, elle a conservé au Roi sa capitale et à tant de familles leurs biens, la vie et l’honneur soit, lorsqu’en occupant outre ses postes ceux de la troupe de ligne, elle a offert l’exemple du dévouement et du sacrifice, soit, enfin, quand malgré ce pénible service elle a fait celui de la maison militaire du Roi et donné à la famille royale la satisfaction de n’être, pour sa garde, environnée de français. » Par ordre du jour, le 9 mai 1814, le roi approuva la création de la Décoration du Lys en l’étendant à l’ensemble des gardes nationales de France. Au fil du temps, son attribution sera sans cesse étendue. Très largement répandue dans tout le royaume, elle fut décernée par le roi, mais aussi par le comte d’Artois, le duc de Berry, le duc et la duchesse d’Angoulême ; puis des délégations de pouvoir furent données aux ministres, aux préfets, aux maires, aux généraux, etc. Malgré ces facilités, certains iront jusqu’à porter la décoration sans la moindre autorisation...
Après son retour de l’île d’Elbe, pendant les cents jours, l’Empereur Napoléon Ier, décrétera le 9 mars 1815, la suppression de la Décoration du Lys. La monarchie rétablie, les Décorations du Lys retrouvèrent évidemment le droit de cité. Mais à compter de l’ordonnance royale du 5 février 1816, la garde nationale parisienne se verra décerner, en remplacement du Lys, une nouvelle décoration appelée « Décoration de la Fidélité ».
La Décoration du Lys fut à tors souvent appelée Ordre du Lys. Portant, force est de constater que tous les textes officiels font mention de « décoration » et non « d’Ordre ». Même si à partir de 1824, elle fut contrôlée par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur ; il n’y avait ni Grand Maître, ni chancellerie spécifique. Malgré cela, aujourd’hui encore, nombreux sont les ouvrages et les catalogues spécialisés dans les décorations, qui la dénomme « Ordre du Lys ». Pour l’anecdote, citons le cas de certains titulaires qui se firent appeler « Chevalier du Lys », mais furent rapidement tournés en dérision par des plaisantins qui les appelèrent alors « Compagnon d’Ulysse »...
Enfin, il est probable que l’on doit l’appellation d’Ordre du Lys à des monarchistes, qui voulurent de ce fait, rehausser le prestige de cette décoration, qui était remise aux gardes nationaux après avoir prêter le serment suivant : « Je jure fidélité à Dieu et au Roi pour toujours. » Seul les gardes nationaux étaient astreints au serment, qu’ils prononçaient, en général, collectivement lors de la remise de l’insigne.
L’attribution de la Décoration du Lys entraînait la remise d’un brevet officiel. Celui de la garde nationale de Paris était un document en parchemin de 40 x 50 cm, signé du comte d’Artois ; du général DESSOLLES, major général ; du général duc de Montmorency, aide-major général et enfin du colonel Gilbert de VOISINS, secrétaire du sceau. Les gardes nationales départementales recevaient quant à elles un brevet officiel propre à chaque département. Les attributions individuelles étaient généralement faites par lettres.
Sous Louis-Philippe, l’ordonnance du 10 février 1831, officialisera la disparition de la Décoration du Lys.

BÉNÉFICIAIRES

La Décoration du Lys récompensait les troupes de la garde nationale de Paris « officiers, sous-officiers, grenadiers ou chasseurs qui justifiaient d’avoir bien fait leur devoir » (ordonnance du 26 avril 1814 ) :

¨  les gardes nationaux non habillés qui justifiaient, soit d’être par leur fortune et par leur nombreuse famille hors d’état de faire la dépense de l’habillement, soit d’avoir été blessés dans la journée du 30 mars ou de bien avoir servi dans cette journée et toutes les fois qu’ils ont été appelés ;

¨  les officiers de santé qui justifiaient de ne s’être fait dispenser du service de la garde nationale, que pour faire un service utile aux gardes nationaux dans la journée du 30 mars et aux militaires blessés et malades dans les hôpitaux.

A partir de l’ordre du jour du 9 mai 1814, sont attribution fut étendue à l’ensemble des gardes nationales de France.
Puis elle fut décernée également aux fonctionnaires des diverses administrations, fonctionnaires publics, chefs d’administration, aux notables, aux membres de la députation, aux unités de l’armée dont les corps et détachements eurent l’honneur de passer sous les yeux du roi, aux officiers supérieurs et généraux, etc.
Bref, la Décoration du Lys, parfait symbole monarchique, fut donc très largement distribuée...


CARACTÉRISTIQUES

RUBANS

A l’origine, c’était un simple ruban blanc (ordonnance du 26 avril 1814).
Puis, l’ordre du jour du 9 mai 1814 précisa : un ruban blanc moiré avec une rosette blanche ; mais pour distinguer la garde nationale de Paris, les armes de la capitale pourront être brodées ou brochées sur le ruban.
A partir de l’ordonnance du 5 août 1814, le ruban de la Garde nationale de Paris devint blanc avec, sur chaque bord, un liseré bleu de 2 mm.
Enfin, à partir de l’ordonnance du 5 février 1816, les gardes nationales départementales portèrent la Décoration du Lys suspendue à un ruban spécifique à chaque département.
Sur les 86 départements du royaume, seul 12 conservèrent le ruban blanc d’origine.
Le ruban fut uniquement blanc, pour les titulaires militaires et civils qui ne firent pas partie de la garde nationale.

INSIGNES

Les premiers modèles, non officiels, furent des petites médailles en métal léger, frappées à l’effigie du Roi Louis XVIII, et représentant le symbole de la royauté : la fleur de lys.

L'insigne, à compter de l’ordonnance du 26 avril 1814, fut défini comme une simple fleur de lys en argent.

Puis, l’ordre du jour signé par le roi le 9 mai 1814, officialisa la Décoration du Lys et en arrêta enfin la forme définitive : un insigne en argent représentant une fleur de lys surmontée de la couronne royale.
Évidemment, nous sommes en France, et la passion des décorations ainsi que le besoin de se distinguer firent que certains des gardes nationaux ont fait réaliser différents types d’insignes, bien sûr tous non réglementaires. Il était ainsi possible de trouver des réductions de la croix de l’Ordre de Saint-Louis avec sur l’avers l’effigie de Louis XVIII ou d’Henry IV, et sur le revers un lys central ; ou un modèle dont le lys était posé au centre d’un soleil à rayons dorés ( c’était l’insigne des gardes du corps de la maison du roi ). Bref, cette pléthore d’insignes incita le comte d’Artois à publier, le 31 août 1816, un règlement fixant les règles du port de la Décoration du Lys.
Lorsqu’en 1824, la Décoration du Lys relèvera de l’autorité du Grand chancelier de la Légion d’honneur, ce dernier rappellera notamment dans l’instruction du 5 mai 1824 : « La Décoration du Lys ayant fourni le prétexte à une multitude d’abus, le Roi en a donné la surveillance au Grand chancelier. Il rappelle donc ici que cette décoration ne doit être qu’une simple fleur de lys en argent suspendue à un ruban blanc ou de couleurs diversement réglées pour chacun des départements du royaume. (...) La manie des rubans et des décorations, la cupidité de quelques bijoutiers, les fantaisies et les caprices, en ont fait imaginer et fabriquer de diverses formes, imitant les ordres royaux ou étrangers. On ne doit porter le ruban que d’un seul département et la simple fleur de lys primitivement établie ; toutes les autres sont abolies et doivent disparaître. »



DIPLOME

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JANVIER 2010




DÉCORATION DE LA FIDÉLITÉ



HISTORIQUE & MODALITÉS

D’ATTRIBUTION

La Décoration de la Fidélité fut créée par ordonnance royale du Roi Louis XVIII, le 5 février 1816, en remplacement de la Décoration du Lys précédemment attribuée au profit de la garde nationale de Paris.
Elle n’était pas, à proprement parlé, une nouvelle décoration, mais plutôt une version particulière de la Décoration du Lys.
Dans son article 5, l’ordonnance du 5 février 1816 précisait : « Pour récompenser d’une manière particulière ceux de nos fidèles sujets qui, dans la Garde nationale, auront montré le plus de zèle pour le service, ou donné des preuves signalées de dévouement, nous nous réservons de leur accorder le droit de porter ladite décoration en or, sur la demande qui nous en sera faite par notre bien-aimé frère ( le comte d’Artois ), et sur proposition du commandant en chef de ladite garde ( le maréchal OUDINOT ) ; mais nul ne pourra l’obtenir sans avoir porté pendant un an, au moins, la nouvelle décoration en argent. »
Il semble que cette Décoration de la Fidélité en or, ait été très peu décernée.
La Décoration de la Fidélité fut à tors et à l’image de la Décoration du Lys, souvent appelée Ordre de la Fidélité.Pourtant, force est de constater que tous les textes officiels font mention de
 « décoration » et non d’« Ordre ».

Il n’y avait ni Grand maître, ni chancellerie spécifique ; malgré cela, aujourd’hui encore, nombreux sont les ouvrages et les catalogues spécialisés dans les décorations, qui la dénomme « Ordre de la Fidélité ».
L’on doit cette appellation à des monarchistes, qui voulurent de ce fait, rehausser le prestige de cette décoration, qui était remise après avoir prêter le serment suivant : « Je jure, devant DIEU, fidélité et dévouement au Roi, je jure de défendre ses droits et ceux de ses successeurs légitimes à la couronne et de révéler à l’instant tout ce qui viendrait à ma connaissance de contraire à la sûreté de la famille royale ou à la tranquillité de l’État. »
La décoration était remise accompagnée d’un superbe brevet sur parchemin, de 40 x 50 mm, signé de Charles-Philippe, comte d’Artois, du maréchal OUDINOT, commandant en chef de la garde nationale de Paris, du duc de CLERMONT-TONNERRE, président du conseil des brevets et récompenses, et enfin de DEURBRONNE, secrétaire du conseil. Ce brevet était habituellement remis à chaque titulaire lors d’une prise d’armes de sa légion, mais parfois expédié par courrier, dans le cas des gardes n’étant plus présent à la garde nationale de Paris.
Sous Louis-Philippe, l’ordonnance du 10 février 1831, officialisera la disparition de la Décoration de la Fidélité.

BÉNÉFICIAIRES

La Décoration de la Fidélité récompensait, uniquement, les troupes de la garde nationale Parisienne.

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN

Trois bandes d’égale largeur : une bleu roi, une blanche et une bleu roi.

INSIGNE

Étoile, en argent ou en or, à cinq branches pommetées, émaillées de blanc, avec au centre un médaillon.
Une couronne royale surmontant l’étoile, était rattachée à celle-ci par une fleur de lys.

Sur l’avers: l’effigie en or, du Roi Louis XVIII, placée sur fond d’émail blanc ou bleu, était entourée par la devise  FIDELITE - DEVOUEMENT  inscrite en lettres dorées sur fond d’émail bleu.

Sur le revers : une fleur de lys d’argent sur fond doré, était entourée par les dates, inscrites sur fond d’émail bleu,

12  AVRIL - 3  MAI  1814 , 19  MARS - 3  JUILLET  1815.




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FEVRIER 2010



chaque mois vous présente,

l'historique d'une pièce,

de la plus ancienne à la plus ressente.


CROIX DE JUILLET

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

En trois journées, appelées les « trois glorieuses », la monarchie de droit divin du Roi Charles X va être balayée et remplacée par la monarchie parlementaire du Roi Louis-Philippe, ancien lieutenant-général du royaume.
Le nouveau monarque, désireux de récompenser ceux qui ont aidé à son avènement, promulgua le 13 décembre 1830, une loi sur les récompenses de la Révolution de 1830, avec l’institution d’une décoration spéciale

LA CROIX DE JUILLET

La décoration spéciale, instituée par la loi du 13 décembre 1830, fut créée, sous le nom de Croix de Juillet, par l’ordonnance du 30 avril 1831 et destinée à ceux qui se distinguèrent par leur dévouement à la cause de la Liberté.
Les citoyens décorés de la Croix de Juillet, durent prêter serment de fidélité au roi des Français et d’obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du Royaume.
Les honneurs militaires étaient rendus aux titulaires de la Croix de Juillet comme à ceux de la Légion d’honneur.
Une commission des récompenses nationales, présidée par le maréchal FABVIER, décernera 1 789 croix, dont plus de 300 à des militaires et 68 à des citoyens de la ville de Nantes.
Les croix furent décernées dans une boîte-écrin accompagnée d’un diplôme.
Parmi les titulaires, l’on trouve les noms de François RASPAIL, de Alexandre DUMAS ( père ), du général La FAYETTE ( commandant de la garde nationale ), de Adolphe THIERS, de François ARAGO, etc.
Les titulaires de la ville de Paris se groupèrent au sein d’une association qui réclama en vain, à l’issue d’une assemblée générale, la suppression de l’obligation de prêter serment ( déclaré illégal ) et de la légende, gravée sur l’avers de la croix, « Donné par le Roi des Français ».

 

BÉNÉFICIAIRES

La croix et la médaille de Juillet récompensaient les citoyens qui se distinguèrent dans les glorieuses journées du 27, 28 et 29 juillet 1830.

CARACTÉRISTIQUES

RUBANS

Largeur de 37 mm.
Aux couleurs de la ville de Paris, bleu azur moiré avec un liseré rouge de 2 mm, placé de chaque côté, à 2 mm du bord.

INSIGNES

Étoile en argent à trois branches émaillées de blanc, aux pointes pommetées et surmontée par une couronne murale.
Le centre de l’étoile, formé par un médaillon en or, était entouré par une couronne de feuilles de chêne émaillée de vert.

Sur l’avers    : le médaillon central, divisé en trois auréoles émaillées aux couleurs nationales,
                      portait un coq gaulois sur fond doré dans l’auréole bleue et la devise
                      PATRIE  ET  LIBERTÉ  dans l’auréole rouge.

Sur le revers : le médaillon central du modèle officiel, divisé en trois auréoles émaillées aux couleurs nationales,
                      portait les dates  27, 28, 29  JUILLET dans l’auréole bleue, 1830 dans l’auréole blanche
                      et la légende  DONNE  PAR  LE  ROI  DES  FRANÇAIS  dans l’auréole rouge.
                      Une variante de ce modèle se différentiait par le millésime 1830 placé à la suite des trois dates 27, 28, 29  JUILLET dans l’auréole bleue.

Après la Révolution de 1848, la deuxième République autorisera le port d’un second modèle de cette croix dont il exista plusieurs variantes du revers ; l'avers restant cependant inchangé par rapport au modèle officiel originel :

¨  sur le revers du médaillon central, dans l’auréole rouge, la légende « DONNE  PAR  LE  ROI  DES  FRANÇAIS » était remplacée par la légende « RECOMPENSE NATIONALE », avec les dates 27, 28, 29  JUILLET dans l’auréole bleue et le millésime 1830 dans l’auréole blanche ;

¨  sur le revers du médaillon central, dans l’auréole rouge, la légende « DONNE  PAR  LE  ROI  DES  FRANÇAIS » était remplacée par la légende « DONNE PAR LA NATION », avec les dates 27, 28, 29  JUILLET 1830 dans l’auréole bleue ;

¨  sur le revers du médaillon central, dans l’auréole rouge, la légende « DONNE  PAR  LE  ROI  DES  FRANÇAIS » était remplacée par la légende « CROIX DE JUILLET », avec simplement le millésime 1830 dans l’auréole bleue.


 


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MARS 2010

Henri cinq


 

Comte de Chambord

 


 

Chassé du trône en 1830, le roi Charles X emmena avec lui en exil son petit-fils Henri, duc de Bordeaux,

comte de Chambord au profit duquel il abdiqua à Rambouillet.



À dix ans, l'enfant devint roi pour huit jours.
Il passa le reste de sa vie à souhaiter reconquérir sa couronne, tentant de s'imposer en face de la monarchie de Juillet, de la Deuxième République puis du Second Empire.
Unique héritier des Bourbons, régnant sur son château autrichien de Frohsdorf au milieu d'une pe
tite cour, il s'efforça durant un demi-siècle de rallier les Français à un régime sur les modalités duquel il ne s'expliquait guère.
Sa revendication constante fut assombrie par le drame de sa vie : il n'avait pas d'enfant et ses héritiers dynastiques, les princes d'Orléans, ne soutenaient pas son action.

En 1871, la grande majorité de l'Assemblée constituante, de couleur monarchiste, et un mouvement d'intérêt général et populaire monta soudain vers " Henri V ", porteur d'idées sociales nouvelles.



Mais le prince, dont le caractère s'était assombri par l'absence d'héritier direct, ne se sentait plus en phase avec son époque.
En mettant des conditions inacceptables pour son avènement, il préféra, non sans grandeur, renoncer à son rêve de trône.


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AVRIL 2010

DÉCORATIONS DES VAINQUEURS
DE LA BASTILLE





& MODALITÉS D’ATTRIBUTION



 dans l’histoire de la Révolution française, la journée du 14 juillet de l’été de 1789 est une date essentielle et l’un des événements les plus marquants de notre histoire nationale. La prise de la Bastille, symbole de l’absolutisme, aura une considérable répercussion nationale et internationale et, plus de deux siècles après cet événement, nous la célébrons encore chaque année en tant que fête nationale.
Le matin du 14 juillet 1789, des miliciens se rendirent aux Invalides, s’emparèrent de 30 000 fusils et apprirent que la poudre et les balles étaient entreposées à la forteresse de la Bastille. Ce fut vers 13 heures que commencèrent les événements, lorsque des manifestants s’emparèrent du premier pont-levis de la forteresse, mais furent bloqués à hauteur du second.
Peu de temps après, le sous-lieutenant ÉLIE, venant des Invalides à la tête d’une colonne de volontaires armés et équipés de deux canons et d’un mortier, se joignit à l’ex-adjudant HULIN, arrivé de l’Hôtel de Ville avec un détachement des gardes-françaises. Leurs troupes parvinrent à menacer la grande porte de la forteresse en plaçant leurs deux canons près de celle-ci.
En voyant le danger, monsieur de LAUNAY, gouverneur de la Bastille, décidait vers 17 heures de capituler.
La Bastille était tombée en quatre heures, l’action faisant 98 victimes et 73 blessés.
Pour commémorer cet événement historique, la Commune de Paris attribua aux « vainqueurs de la Bastille », une récompense sous la forme de deux médailles spécifiques.



LA MÉDAILLE D’OR COMMUNALE DES GARDES-FRANÇAISES

Le Comité militaire de l’Assemblée communale de Paris, demanda le 5 août 1789, qu’il soit attribué une médaille d’or communale en faveur des gardes-françaises et des militaires ayant participés à cet événement historique.
Cette médaille fut créée par l’arrêté du 1er septembre 1789 et remise à chaque titulaire accompagnée d’un brevet d’attribution. Mais le port de cette décoration sera interdit par le décret du 18 novembre 1793, qui demanda aux citoyens titulaires de déposer sous huitaine, à leur municipalité, leur insigne et leur brevet.

LA COURONNE MURALE

L’on dénombra 849 vainqueurs de la Bastille qui ne firent pas partie des gardes-françaises. Une commission spéciale fut chargée par la Commune de Paris de dresser la liste officielle des participants.
Finalement, ce fut à l’issue de plusieurs séances tenues entre le 22 mars et le 16 juin 1790, que fut arrêté la liste définitive, qui porta à 954 le nombre des vainqueurs de la Bastille. Comme dans bien des cas similaires, il y eu quelques abus et des noms furent rajoutés au dernier moment...
Le 19 juin 1790, ces vainqueurs se virent accorder par l’Assemblée nationale diverses récompenses, dont une couronne murale, devant être appliquée sur l’habit au bras gauche ou sur le revers gauche, ainsi qu’un brevet honorable devant justifier leur titre de vainqueur de la Bastille.
Le premier modèle de cette Couronne Murale sera fait d’une couronne brodée cousue sur l’habit ; mais rapidement, les titulaires qui considéraient que cette couronne était une décoration, feront réaliser un insigne portable en bronze.
Le port de cette décoration sera interdit par le décret du 20 août 1793 de la Convention nationale.

 

En 1832, les vainqueurs de la Bastille, obtiendront que l’administration des monnaies, effectue une nouvelle frappe limitée de leurs insignes, avec une médaille des gardes-françaises réalisée en cuivre doré et non plus en or, et une couronne murale en bronze non doré et aux tours non ajourées.
Du côté des monarchistes, voici ce que le colonel baron de NERCIAT, royaliste bon teint, pensait de ces deux premières décorations républicaines : « Cette multitude délirante et féroce, qui, depuis plus de deux ans, déchire impitoyablement le sein de sa patrie, la " Nation de France " en un mot, ne se fût pas plutôt signalée par son exploit, la prise de la Bastille, qu’elle consacra, par une décoration prétendue militaire, l’époque de ce mémorable événement. Les brigands, soi-disant citoyens et soldats, qui figurèrent à ce lâche assaut, ont conservés le titre ridiculement pompeux de " vainqueurs de la Bastille " et l’on voit suspendue devant eux, par un ruban à trois couleurs dont l’assemblage est devenu odieux au vrai français, une médaille dont ils s’enorgueillissent. On prétend que cet impudent abus de l’illustration n’a pas peu contribué, dans le temps, à échauffer les têtes et à convertir en fantômes de guerriers ces innombrables " plébeyens " qui portent maintenant les armes contre le Monarque lui-même, contre les ordres qui, pendant tant de siècles, avaient été les appuis du Trône Français ! »

BÉNÉFICIAIRES

La Médaille d’Or Communale des Gardes-Françaises récompensait les 64 hommes des deux sections du 3e bataillon du régiment des gardes-françaises, ainsi qu’une quarantaine de soldats isolés appartenant à d’autres compagnies de ce régiment ou venant d’autres unités.

La Couronne Murale récompensait les vainqueurs de la Bastille « en état de porter les armes » qui ne firent pas partie des gardes-françaises mais qui, pour la plus part d’entre eux, appartenaient à la milice bourgeoise composée de volontaires armés.

CARACTÉRISTIQUES

RUBANS

Les deux insignes furent portés suspendus à des rubans aux caractéristiques diverses.
Cependant, l’arrêté du 1er septembre 1789 défini celui de la médaille des gardes-françaises, comme étant aux couleurs de la ville de Paris, avec deux larges bandes verticales, une bleue et une rouge, et de chaque côté un liseré blanc.

INSIGNES

LA MÉDAILLE D’OR COMMUNALE DES GARDES-FRANÇAISES


 

Médaille en forme de losange de 32 mm de hauteur sur 21 mm de largeur, aux angles pommetés.

Sur l’avers    : des attributs brisés de geôlier, constitués par une chaîne coupée pendant d’un anneau,
                      surmontant deux boulets et un cadenas ouvert rattaché au reste de la chaîne.
                      L’ensemble était entouré par l’inscription  LA  LIBERTÉ  CONQUISE  LE  14  JUILLET  1789.

Sur le revers : une épée, la pointe dirigée vers le haut, passait au centre d’une couronne mi-chêne,
                      mi-laurier; l’ensemble étant entouré par un vers en latin du poète LUCAIN
                      IGNORANT  NE  DATOS  NE  QUIS QUAM  SERVIAT  ENSES  traduisible
                      par « Ignorent-ils que les armes ont été données contre la servitude ».

LA COURONNE MURALE

C’était un petit insigne, en bronze parfois doré, en forme de couronne uniface composée par cinq tours crénelées et reliées entre elles par une muraille.
Certains des titulaires firent graver au revers l’inscription :
RÉCOMPENSE NATIONALE DÉCERNÉE A MONSIEUR... VAINQUEUR DE LA BASTILLE 1790.


 

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MAI 2010

MÉDAILLE DE MAZAGRAN

- 11 mars 1840 -


HISTORIQUE

L’émir ABD EL-KADER, proclamé sultan des Arabes, opposa jusqu’en décembre 1847 une résistance acharnée à l’occupation de l’Algérie par la France et à ses troupes commandées par le général BUGEAUD. Lors de la conquête, Mazagran, ville d’Algérie aujourd’hui intégrée à la commune de Mostaganem, fut le théâtre d’un célèbre siège, soutenu du 3 au 6 février 1840. En effet, 123 soldats français placés sous les ordres du capitaine LELIEVRE, résistèrent aux assauts répétés des troupes d’ABD EL-KADER fortes de 10 000 hommes.
Une médaille sans ruban fut instituée, suite à la citation à l’ordre de l’armée, le 11 mars 1840, de la 10e Compagnie du 1er bataillon d’infanterie légère d’Afrique.
Certains titulaires portèrent cette médaille, suspendue à un ruban tricolore, après avoir fait poser une bélière.



BÉNÉFICIAIRES

La Médaille de Mazagran récompensait les officiers, sous-officiers et chasseurs de la 10e Compagnie du 1er bataillon d’infanterie légère d’Afrique dont les noms suivent :

¨  Capitaine LELIEVRE.

¨  Lieutenants MAGNIEN et DURAND.S.

¨  Sergents WUILLEMOT, MILLOT, GIROUD, LORTAUD, TAINE.

¨  Caporaux GAZEL, VIGNES, GRIPPAT, MUSTER.

¨  Musiciens PUYHARDY ( tambour ) et GOEPFERT ( clairon ).

¨  Chasseurs CHAMERET, GÉRARD, SEGUIN, DEVILLETS, VOUILLON, MARQUES, LEBORNE, MORIERT, PLANSON, QUILLET, LANDENWESH, CARRE, COURTES, RENAUD, MARTIN, FLEURETTE, ROUSSEL, FAVRICHON, VERSEJOUX, DUTOUR, FILLEAU, GRIGNEUX, TEILLOUT, COLIN, LESTING, FORTIER, URION, CARDOT, FLET, FAUCHON, BRANGET, CHOL, ROMAN, JULLIEN, HARAN, CHOCHET, DUBOIS, HERBIN, DUGRAVOT, MARIOLLE, LOUCHET, CHARLIER, BEYER, FRANÇOIS, LELOUEY, VARAILLES, COMPTE, SUZANNE, GROLHIER, FOURCADE, MUNEROT, FABRE, DESFLASSIEUX, KLARR, BIAL, EHANNO, MAURIN, FALISSARD, DANNET, TRAILIN, RUE, MOUSSY, PLANCHON, HUNEAU, FALON, FAURE, LIOTIER, FRANÇOIS, PECONDOU, HAMES, GUYOT, ESTELLE, LUCQUET, JONQUA, GEOFFROY, MINIARD, DOUCET, DAUMAS, LALAUZE, CHANCEL, RABANIT, POUSSIN, TERRADE, JOURDAN, MAGUET, ERHEL, DELAHAYE, JEAN, SEGUENOT, BERTEAU, BONNEFOY, MALGRAS, MARTIN, MENIER, VILLARD, CELERY, CORDIER, MESSAC, VALES, BRINNER, COUDOIN, SABATIER, MUGUET, CHAUFFY, BOUET, LAINE, CAPELLE, FAUCAUD, QUINCAY, VALENT.

¨  Sapeurs du génie PEQUILLET et DELPLANQUE.

INSIGNE

Médaille ronde en bronze, du module de 41 mm.

Sur l’avers    : - Modèle du 1er type, avec l’effigie de Louis-Philippe, portant une couronne de laurier, avec la légende
 LOUIS - PHILIPPE  ROI  DES  FRANÇAIS.

 

- Modèle du 2e type, avec une femme ailée debout au sommet d'une colonne, tenant dans sa main droit  une couronne de laurier et plusieurs autre en main gauche.

Sur le revers : le texte  DÉFENSEURS  DE  MAZAGRAN,  3. 4. 5. 6. Fer  1840,

 

ou la variante
                      HONNEUR  A  LA  GARNISON  DE  MAZAGRAN  surmontant les noms des  titulaires et l’inscription  10e  Cie  1er  BATon  D’INFie  LÉGÈRE  D’AFRIQUE.

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JUIN 2010




la légion d'honneur

« En exécution de l’article 87 de la Constitution concernant les récompenses militaires et pour récompenser aussi les services et les vertus civils, il sera formé une Légion d’honneur. » Ce fut en ces termes, que l’article premier de la loi du 29 floréal an X ( 19 mai 1802 ), annonça la naissance du plus prestigieux Ordre de mérite français ayant pour devise « Honneur et Patrie ».


Contrairement à beaucoup d’idées reçues, la Légion d’honneur n’avait jamais été réservée alors aux seuls militaires et rappelons la réplique que fit, au conseil d’état le 4 mai 1802, BONAPARTE au conseiller Mathieu DUMAS, qui voulait réserver le bénéfice de l’institution aux seuls militaires : « Qu’est-ce qui fait la force d’un général ? Ses qualités civiles : le coup d’œil, le calcul, l’esprit, les connaissances administratives et l’éloquence, non pas celle du jurisconsulte, mais celle qui convient à la tête des armées, et enfin la connaissance des hommes : tout cela est civil. Ce n’est pas maintenant un homme de cinq pieds dix pouces qui fera de grandes choses. S’il suffisait pour être général d’avoir de la force et de la bravoure, chaque soldat pourrait prétendre au commandement… Ce n’est pas comme général que je gouverne, mais parce que la nation croit que j’ai les qualités civiles propres au gouvernement ; si elle n’avait pas cette opinion, le gouvernement ne me soutiendrait pas. Je savais bien ce que je faisais lorsque, général d’armée, je prenais la qualité de membre de l’Institut : j’étais sûr d’être compris même par le dernier tambour. Il ne faut pas raisonner des siècles de barbarie aux temps actuels. Nous sommes trente millions d’hommes réunis par les lumières, la propriété, le commerce ; trois ou quatre cent mille militaires ne sont rien auprès de cette masse. Outre que le général ne commande que par les qualités civiles, dès qu’il n’est plus en fonctions il rentre dans l’ordre civil. Les soldats eux-mêmes ne sont que les enfants des citoyens. L’armée, c’est la Nation. Si l’on considérait le militaire, abstraction faite de tous ces rapports, on se convaincrait qu’il ne connaît point d’autre loi que la force, qu’il rapporte tout à lui. L’homme civil, au contraire, ne voit que le bien général. Si l’on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres, tandis qu’il y a qu’une Nation. Si l’on ne décernait des honneurs qu’aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, 
la Nation ne serait plus rien. »


La loi du 29 floréal an X prévoyait quatre grades : Légionnaire, Officier, Commandant et Grand officier. Les Légionnaires arborant une croix en argent et pour les autres grades une croix d'or. Une rente était versée aux titulaires de ces grades, qui devaient prêter le serment de fidélité suivant, lors de leur réception dans l’institution : « Vous jurez sur votre honneur de vous dévouer au service de l’Empire et la conservation de son territoire dans son intégrité, à la défense de l’Empereur, des lois de la République et des propriétés qu’elle a consacrées, de combattre par tous les moyens que la justice, la raison et les lois autorisent, toute entreprise qui tendrait à rétablir le régime féodal ; enfin, vous jurez de concourir de tout votre pouvoir au maintien de la liberté et de l’égalité, base première de nos institutions. »

Des plaques de marbre, placées dans le dôme des Invalides, devaient recevoir les noms de tous les Légionnaires. Les premiers légionnaires de droit furent les possesseurs des Armes d’honneur, nommés dans la Légion d’honneur le 24 septembre 1803. L’on dénombrait 1 854 titulaires d’Armes d’honneur ; une récompense instituée sous la Révolution, en vue d’honorer la bravoure des soldats. Ainsi, avaient été attribués : 784 fusils, 429 sabres, 151 mousquetons, 94 carabines, 241 grenades, 44 haches d’abordage, 6 haches de sapeurs, 39 baguettes de tambours, 13 trompettes et 53 insignes divers.

En 1804, année du sacre de l’Empereur, fut enfin institué l’insigne de l’institution, par le décret impérial du 12 juillet. L’Empereur choisit une étoile à cinq branches, signe du conquérant. Seulement deux types d'insignes à l’origine : l’étoile d’argent, ou petit aigle, qui était destinée aux légionnaires et l’étoile, ou aigle d’or, qui était l’insigne de tous les gradés. Ces croix sont toutes portées à l'aide d'un ruban, d'une largeur de 27 à 40 mm, orné d'une large bouffette devenant, vers le milieu de l'Empire, une large rosette. Mais à l'instar des anciens Ordres de la Monarchie, il fut décidé que les ecclésiastiques, les universitaires en toge et les magistrats en robe porteraient leur insigne en sautoir autour du cou suspendu à un ruban qui deviendra, sous la Restauration, celui des Commandeurs.

Les premières remises de ces insignes se firent à l’occasion de deux grandes cérémonies. La première eue lieu le 15 juillet 1804, en l’église des Invalides ou l’Empereur décorât solennellement les plus hautes personnalités civiles et militaires de l’Empire. La seconde se déroulât le 16 août au camp de Boulogne-sur-Mer, ou près de 1 800 officiers, sous-officiers et soldats des armées de terre et de mer furent décorés par Napoléon, qui leur remis des croix placées dans des pièces d’armures, dont certaines ayant appartenues aux chevaliers BAYARD et Bertrand Du GUESCLIN. Le 30 janvier 1805, l’Ordre se dotait d’une suprême dignité, la Grande décoration, dont les titulaires furent ultérieurement appelés Grands aigles.


Lors de la création de la noblesse impériale ( décret du 10 mars 1808 ), le titre nobiliaire de « Chevalier » fut attribué à tous les membres de l’Ordre. Ce titre fut transmissible, sous certaines conditions, à la descendance légitime directe, naturelle ou adoptive, de mâle en mâle, par ordre de progéniture, de celui qui en aurait été revêtu et qui justifierait d’un revenu net d’au moins 3 000 francs. Ces honneurs héréditaires furent abrogés à partir de 1875. En 1814, l’appellation de Grand-croix se substitua à celle de Grande décoration dans un premier temps, puis devient Grand-cordon. En 1816, l’appellation de Grand-croix fut rétablie et les Commandants prirent alors le titre de Commandeurs.

RESTAURATION

Les Ordres royaux furent rétablis ( Saint-Esprit, Saint-Michel, Saint-Louis et l’Institution du Mérite Militaire ), mais la Légion d’honneur fut conservée et modifiée par l'article 72 de la Charte constitutionnelle du 4 juin 1814.
Le Roi Louis XVIII prit le titre de Grand maître et chef souverain de la Légion d’honneur.
L’ordonnance du 19 juillet 1814 placera l'effigie d'Henri IV sur les insignes et modifia l’appellation de la Grande décoration qui deviendra Grand cordon.
Le port de la rosette est interdit aux simples Légionnaires.

CENT-JOURS


Les Cent-Jours furent une période confuse : si le Roi Louis XVIII en exil à Gand ( Belgique ) nomma des légionnaires, l’Empereur quant à lui, en nommait près de 6 000 ( essentiellement des militaires ).

SECONDE RESTAURATION

Après Waterloo, pendant la seconde période de la Restauration, l’ordonnance du 24 mars 1816, dota l’Ordre royal de la Légion d’honneur d’un nouveau statut. Le Grand conseil d’administration et les cohortes disparurent, l’étoile prit le nom de « croix » et des exclusions de fidèles de l’Empereur furent prononcées ; la famille BONAPARTE elle-même, Napoléon y compris, étant radiée de l’Ordre ! Mais ce fut aussi une période durant laquelle de nombreux civils furent décorés.
Le personnel des maisons d'éducation se virent dotés d'insignes de fonction et d'ancienneté particuliers sous la forme d'une croix pattée distinctive de celle de la Légion d'honneur.

MONARCHIE DE JUILLET

Le Roi Louis-Philippe supprima les décorations de l’ancien régime mais conserva à nouveau la Légion d’honneur.
Cette dernière redevint ainsi la plus haute récompense nationale, civile ou militaire, mais fut distribuée avec largesse.

SECONDE RÉPUBLIQUE

L’insigne fut modifié et le Grand conseil d’administration supprimé par Louis XVIII fut rétabli, le 24 mars 1851, en Conseil de l’Ordre. Le 22 janvier 1852, une pension fut créée, lorsque la Légion d’honneur était décernée à titre militaire : 250 francs pour les Chevaliers, 500 francs pour les Officiers, 1 000 francs pour les Commandeurs, 2 000 francs pour les Grands officiers et 3 000 francs pour les Grand-croix.
Un décret organique, daté du 16 mars 1852, donnait à la Légion d’honneur un nouveau statut qui la régira jusqu’au code de 1962.

SECOND EMPIRE

L’Empereur Napoléon III décora les premiers drapeaux de régiment et permit l’admission normale et régulière des femmes dans l’Ordre. La décision du 30 novembre 1860 autorisa, les cantinières décorées au cours de campagnes militaires, à percevoir le traitement de la Légion d’honneur.

TROISIÈME & QUATRIÈME RÉPUBLIQUES

La 3ème République fut tentée, à son début, de réserver la Légion d’honneur aux seuls militaires, par le décret du 28 octobre 1870. Ce décret du Gouvernement de la Défense nationale, en contradiction avec l’esprit de la création de l’Ordre, sera abrogé par la loi du 25 juillet 1873. La prestation du serment fut définitivement supprimée et les insignes furent de nouveau modifiés et prirent une apparence proche de ceux utilisés aujourd’hui.
Ce fut sous la 3ème République que l’intérêt pour cette décoration connu un essor démesuré ( voir notamment le scandale des décorations ), avec une augmentation sensible des contingents et des titulaires ( 45 000 à la fin du siècle dernier ).
Pourtant, plusieurs mesures furent prises pour éviter un surnombre des légionnaires : en 1873, l’on décida de n’accorder à l’avenir qu’une croix sur deux extinctions et, jusqu’à l’année 1923, les croix accordées au titre de chaque promotion semestrielle furent réparties entre les administrations publiques en fonction du nombre des extinctions par décès, promotions ou radiations intervenues au cours du semestre précédent.
Le décret du 1er octobre 1918 permit les premières attributions, à titre posthume, de la Légion d’honneur, en dérogeant au principe absolu de l’Ordre, qui stipulait jusqu’alors, que pour être admis dans celle-ci, la prestation de serment devait être obligatoire.

CINQUIÈME RÉPUBLIQUE

La 5ème République institue le Code de la Légion d’honneur et de la Médaille Militaire par le décret n° 62-1472 du 28 novembre 1962.
A cette époque, l’Ordre comptait 330 000 membres. Suivant les directives instituées par le Code, ces effectifs sont, depuis trente ans, en très forte déflation. Ainsi, au premier trimestre 1998, la Légion d’honneur comprend officiellement 115 192 membres français vivants, répartis de la manière suivante : 85 601 Chevaliers, 25 531 Officiers, 3 662 Commandeurs, 339 Grands officiers et 59 Grand-croix.
Le 20 septembre 1995, sur une proposition de monsieur Pierre PASQUINI, à l’époque ministre des Anciens Combattants et Victimes de guerre, le conseil des ministres décidait l’octroi de la Légion d’honneur à tous les anciens combattants de la Grande guerre. Ainsi, c’est un total de 2318 poilus survivants qui fut honoré des insignes du premier Ordre national.


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OFFICIER

LES CROIX


Si la forme générale des insignes a peu variée depuis l’origine, des modifications ont été faites par les différents régimes politique qu’a connue la France depuis l’institution de l’Ordre.
Le dessin de l’étoile serait dû au peintre Louis DAVID et l’exécution des maquettes reviendrait à l’officier du génie J.-B. CHALLIOT, fonctionnaire au ministère de la Guerre.

Premier Empire


La première croix ( étoile du 1er type ) était une étoile double face, en argent ( petit aigle ) ou en or ( aigle d’or ), émaillée de blanc, à cinq branches à pointes doubles, non pommetées, entourée d’une légère couronne formée par une branche de chêne et une branche de laurier. Le médaillon, en deux parties, offrait un aspect de surface " en creux ".
Sur l’avers    : un médaillon central représentait le profil de Napoléon 1er entouré par la légende sur fond d’émail bleu NAPOLEON  EMP.  DES  FRANCAIS.
Sur le revers : un médaillon central représente l’aigle impérial entouré par l’inscription sur fond d’émail bleu   HONNEUR  ET  PATRIE.
Au début l’étoile était directement suspendue au ruban par l’anneau.

A partir de la décision du 14 avril 1806, l’étoile sera surmontée d’une couronne impériale à douze branches, fixe et soudée aux deux pointes de la branche supérieure ( étoile du 2ème type ). Cette option technique ayant déplu à l'Empereur car la soudure était fragile, cette couronne fixe fut rapidement remplacée par une couronne mobile articulée avec une boule de suspension.
A partir du 1er mars 1808, le diamètre augmenta ainsi que la densité du feuillage entourant l’étoile qui fut surmontée d’une couronne mobile à huit branches ( étoile du 3ème type ).
Vers 1813, les pointes des cinq branches de l’étoile furent munies de petites boules ( pommetée ), ceci afin d’éviter l’altération des tissus des uniformes et des habits de fonctions

( étoile du 4ème type ).


demi taille


Première Restauration

Croix identique à la précédente, hormis le motif du médaillon central et la couronne royale, formant bélière, dont la boule était surmontée d’une petite fleur de lys.
Sur l’avers    : le médaillon central représentait le profil d’Henri IV entouré par la légende sur fond d’émail bleu HENRI IV  ROI  DE  FRANCE  ET  DE  NAVARRE.
Sur le revers : le médaillon central représentait trois fleurs de lys et une couronne entourées par l’inscription sur fond d’émail bleu  HONNEUR  ET  PATRIE.

Cent-Jours

Réutilisation du dernier modèle ( étoile du 4ème type ) du premier Empire, avec un médaillon en une seule partie.

Seconde Restauration


Réutilisation du modèle première Restauration, avec suppression de la couronne sur le revers du médaillon.


Monarchie de Juillet ( Louis-Philippe )


Sur l’avers du médaillon central, la légende  HENRI  IV.
Sur le revers, disparition des lys, qui furent remplacés, dans un premier temps par l’inscription sur trois lignes HONNEUR  ET  PATRIE,
 puis par deux drapeaux tricolores croisés, entourés par HONNEUR  ET  PATRIE.
La couronne royale était à huit fleurons tréflés sur le bandeau et une petite croix surmontait la boule au travers de laquelle passait l’anneau de suspension.


Seconde République


La couronne royale fut supprimée dans un premier temps, puis réapparaît sous la Présidence.
Sur l’avers    : le médaillon central représentait la tête de Bonaparte entourée par la légende sur fond d’émail bleu  BONAPARTE  1er  CONSUL  19  MAI 1802.
Sur le revers : le médaillon central représentait un drapeau et un étendard tricolores croisés,
surmontant la devise HONNEUR  ET  PATRIE
  l’ensemble était entouré par la légende REPUBLIQUE  FRANCAISE.


Sous la Présidence, l’avers du médaillon représentait l’effigie de Napoléon, entourée par la légende sur fond d’émail bleu  NAPOLEON  EMPEREUR  DES  FRANCAIS ; le revers représentant l’aigle impérial entouré par la devise  LOUIS-NAPOLEON  HONNEUR  ET  PATRIE.


Second Empire


Modèle identique au modèle de la période Présidence avec pour seul changement le remplacement de la couronne bélière qui reçut des aigles en place des fleurons.


CHEVALIER


OFFICIER 


Troisième République


La couronne impériale surmontant la croix fut remplacée par une couronne de forme ovale constituée par une branche de chêne et une branche de laurier.
Sur l’avers    : le médaillon central représentait l’effigie de la République, entourée par la légende sur fond d’émail bleu REPUBLIQUE  FRANCAISE  1870.
Sur le revers : le médaillon central représentait un drapeau et un étendard tricolores croisés,
                      entourés par l’inscription sur fond d’émail bleu  HONNEUR  ET  PATRIE.
Sous le régime de Vichy, des fonctionnaires de l’État français remplacèrent l’effigie de la République par celle du maréchal PÉTAIN.

CHEVALIER


OFFICIER


COMMANDEUR


PLAQUE

Quatrième République


Modèle identique au précédent, la seule différence étant la disparition de la date  1870  sur l’avers.

CHEVALIER

OFFICIER

Cinquième République


C’est le modèle actuel qui est celui défini par le décret du 28 novembre 1962.
Étoile double face à cinq branches doubles émaillées de blanc, terminées par dix pointes aiguës pommetées, dont les intervalles entre branches sont garnis de feuilles de chêne et de laurier.
Sur l’avers    : le médaillon central représente l’effigie de la République, entourée par la légende sur fond d’émail bleu  REPUBLIQUE  FRANCAISE.
Sur le revers : le médaillon central représente un drapeau et un étendard tricolores croisés, entourés par l’inscription sur fond d’émail bleu  

HONNEUR  ET  PATRIE  29  FLOREAL  AN  X.
La bélière est formée d’une couronne ovale mi-feuilles de chêne, mi-feuilles de laurier.
L’insigne de Chevalier est en argent, celui d’Officier en vermeil, tous deux au module de 40 mm.
Les insignes de Commandeur et de Grand-croix sont en vermeil, le premier au module de 60 mm et le second au module de 70 mm.
Il existe par partir de ces insignes officiels, de nombreuses variantes, plus ou moins fantaisistes, qui ont été réalisées par les divers fabricants, bien souvent sur demande des titulaires.

CHEVALIER


OFFICIER


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SEPTEMBRE 2010

LA MÉDAILLE DE JUILLET
 27-28-29 juillet 1830





C’est par l’ordonnance du 13 mai 1831 que fut créée la Médaille de Juillet, destinée à récompenser les citoyens qui accomplirent des actes de courage durant ces journées, mais dont le dévouement à la cause de la Liberté ne justifiait pas l’attribution
de la Croix de Juillet.




La médaille fut remise avec un diplôme à 3 763 titulaires dont
3 698 Parisiens et 65 Nantais.



A la différence des titulaires de la Croix de Juillet, ceux de la médaille n’eurent pas à prêter serment.


MÉDAILLE DE JUILLET




Aux couleurs nationales tricolores, matérialisées par trois bandes verticales bleue, blanche et rouge.
Médaille ronde en argent, du module de 35 mm.
Sur l’avers : à l’intérieur d’une couronne de feuille de chêne, un coq gaulois posé sur un drapeau ; l’ensemble était entouré par l’inscription  A  SES  DEFENSEURS  LA  PATRIE  RECONNAISSANTE.
Sur le revers : les dates  27, 28, 29  à l’intérieur de trois couronnes de laurier entrelacées, entourées par ladevise PATRIE  LIBERTÉ , et surmontant le millésime  JUILLET  1830.
Sur la tranche de la médaille était gravée l’inscription
 DONNE  PAR  LE  ROI  DES  FRANÇAIS.





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OCTOBRE 2010

LA MEDAILLE MILITAIRE




HISTORIQUE


la Médaille militaire française est, dans la hiérarchie de nos récompenses nationale actuellement décernées, à la seconde place derrière la Légion d’honneur ( bien sur, si l’on excepte l’Ordre de la Libération qui n’est plus décerné et donc en voie de disparition ).
Elle fut créée par Louis-Napoléon BONAPARTE, petit neveu de Napoléon Ier et alors Président de la seconde République, par les articles 11 et 12 du décret du 22 janvier 1852, en vue de récompenser les sous-officiers, caporaux, brigadiers, soldats ou marins, pour leurs long services et leurs actes de bravoure.
Le futur empereur Napoléon III désirait s’attirer, certes, les bonnes grâces de l’armée, mais également rétablir un peu plus d’équité dans l’attribution des récompenses militaires car, la Légion d’honneur, ouverte à tous les grades lors de sa création, était devenue au fil du temps, le privilège des officiers ; la troupe s’étant habituée à ne la recevoir que de plus en plus rarement. Depuis la disparition du Médaillon de Vétérance, aucune médaille ne récompensait l’ancienneté des services de la troupe et la Médaille militaire venait donc aussi à point pour remédier à cela.
C’est dans la cour des Tuileries, le 21 mars 1852, qu’eue lieu la première remise de décoration en présence de Louis-Napoléon BONAPARTE qui prononça l’important discours suivant :

« Soldats, en vous donnant pour la première fois la médaille, je tiens à vous faire connaître le but pour lequel je l’ai instituée. Quand on est témoin comme moi de tout ce qu’il y a de dévouement, d’abnégation et de patriotisme dans les rangs de l’armée, on déplore souvent que le gouvernement ait si peu de moyens de reconnaître de si grandes épreuves et de si grands services. L’admirable institution de la Légion d’honneur perdrait tout son prestige si elle n’était renfermée dans certaines limites. Cependant, combien de fois ai-je regretté de voir des soldats et des sous-officiers rentrés dans leurs foyers sans récompense, quoique, par la durée de leurs services, par des blessures, par des actions dignes d’éloges, ils eussent mérité un témoignage de satisfaction de la Patrie ! C’est pour le leur accorder que j’ai institué cette médaille. Elle pourra être donnée à ceux qui se seront rengagés après s’être bien conduits pendant le premier congé ; à ceux qui auront fait quatre campagnes, ou bien à ceux qui auront été blessés ou cités à l’ordre de l’armée. Elle leur assurera cent francs de rente viagère ; c’est peu certainement, mais ce qui est beaucoup, c’est le ruban que vous porterez sur la poitrine et qui dira à vos camarades, à vos familles, à vos concitoyens, que celui qui le porte est un brave. Cette médaille ne vous empêchera pas de prétendre à la croix de la Légion d’honneur, si vous en êtes jugés dignes ; au contraire, elle sera comme un premier degré pour l’obtenir, puisqu’elle vous signalera d’avance à l’attention de vos chefs. Vous ne cumulerez pas les deux traitements, mais vous pourrez porter les deux décorations ; de même, si un sous-officier, caporal ou soldat, auquel aurait été décernée la croix de la Légion d’honneur, vient à se signaler encore, il pourra également être décoré de la médaille. Soldats, cette distinction est bien peu de chose, je le répète, au prix des services immenses qu’ici et en Afrique vous rendez à la France ; mais recevez-la comme un encouragement à maintenir intact cet esprit militaire qui vous honore ; portez-la comme une preuve de ma sollicitude pour vos intérêts, de mon amour pour cette grande famille militaire dont je m’enorgueillis d’être le chef, parce que vous en êtes les glorieux enfants. »

L’article 12 du décret du 22 janvier 1852, avait prévu une disposition qui ne sera jamais appliquée : à l’instar de la Légion d’honneur, un château national devait servir de maison d’éducation aux filles ou orphelines indigentes des familles dont les chefs auraient été décorés de la Médaille militaire.
Le 13 juin 1852, le prince-président décida que les maréchaux de France la porteraient par exception, ainsi que les officiers généraux ayant rempli les fonctions de ministre ou ayant exercé des commandements en chef. Ultérieurement, cette exception fut étendue par deux décisions présidentielles ( 20 octobre 1888 et 24 novembre 1909 ) aux commandants de corps d’armée Grand croix de la Légion d’honneur, qui ont exercé le commandement pendant deux périodes triennales et qui, en outre, ont siégé au Conseil supérieur de la guerre ; et aux généraux de division ayant commandé un corps d’armée pendant plus de trois ans ou ayant, pendant cette même période, exercé ces hautes fonctions ou celles de membre du Conseil supérieur de la guerre, et ayant rendu des services exceptionnels pour l’organisation de la défense nationale.
Si au début de son existence, son attribution ne semblât guère soulever l’enthousiasme (beaucoup la considérant comme une Légion d’honneur au rabais ), les campagnes militaires des années suivantes allaient lui donner rapidement l’importance et le lustre que on lui reconnaît aujourd’hui. Voici ce que l’Almanach du drapeau de l’année 1900 écrivait, non sans lyrisme, sur son compte :
 « C’est la récompense d’honneur suprême. Bien que née d’hier, est-il une distinction qui mérite plus d’estime ? On a pu dire avec orgueil qu’elle est immaculée. »

Durant la guerre de 1870-1871, la Médaille militaire a pu être décernée à des gardes nationaux mobiles, sédentaires et assimilés, à des officiers de tous grades de la garde nationale, non décorés de la Légion d’honneur, sans la pension, sauf en cas de blessures reçues pendant la campagne.
Les guerres de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945 ont entraînées l’attribution de près d’un million de Médailles militaires. Au premier trimestre 1998, l’effectif s’élevait à 203 987 médaillés militaires.
Le décret n° 62-1472 du 28 novembre 1962 institua un code de la Légion d’honneur et de la Médaille militaire.
Le décret n° 2005-301 du 31 mars 2005, a permis aux filles, petites-filles et arrière-petites-filles des médaillés militaires, d'être accueillies dans les maisons d'éducation de la Légion d'honneur.



CARACTÉRISTIQUES

RUBAN



Largeur de 36 mm.
Jaune ( jaune-orangé à l’origine ) bordé de chaque côté par un liseré vert de 6 mm.
Selon les vœux de Napoléon III, il s’inspire du ruban de l’Ordre de la Couronne de Fer créé le 5 juin 1805 par Napoléon BONAPARTE.


INSIGNES

Modèles Présidence 

Les caractéristiques de l’insigne furent fixées par le décret du 29 février 1852 et sa réalisation fut confiée au graveur général des monnaies Désiré Albert BARRE.

Sur l’avers: le nom du prince-président LOUIS - NAPOLÉON  entourant l’effigie de celui-ci.



Sur le revers: un médaillon central doré, portant l’inscription  VALEUR  ET  DISCIPLINE  était entouré par une fine auréole émaillée de bleu. Une couronne de laurier argentée entourait l’ensemble. Un aigle d’argent surmontait le médaillon central, ses ailes touchant la couronne de laurier.



Modele second empire



se différentiait du précédent, par l’aigle surmontant, non plus le médaillon central, mais la couronne de laurier l’entourant. Les ailes de l’aigle apparaissaient ainsi nettement détachées du module.





Modèles troisième République






L’insigne évolua à la chute du second Empire, en 1870, avec le remplacement de l’aigle par un trophée d’armes biface et la disparition de l’effigie de l’empereur qui fut remplacée par l’effigie de la République couronnée de lauriers et entourée par la légende  REPUBLIQUE  FRANCAISE  1870 .

Les collectionneurs peuvent trouver de nombreux modèles variant, plus ou moins, selon les fabricants.






Modèle quatrième République




 la date  1870  a été supprimée et remplacée par une petite étoile. C’est le modèle actuel qui date du décret du 27 février 1951. Médaille ronde en argent, du module de 28 mm, surmonté par un trophée d’armes uniface doré.
Sur l’avers : un médaillon central doré portant l’effigie de la République couronnée, est entouré par la légende  REPUBLIQUE  FRANCAISE  en lettres dorées sur fond d’émail bleu.
               
L’ensemble est entouré par une couronne de laurier argentée.





Sur le revers: un médaillon central doré, portant l’inscription  VALEUR  ET  DISCIPLINE  est entouré par  une fine auréole émaillée de bleu L’ensemble est entouré par une couronne de laurier argentée.

Source                                                http://www.france-phaleristique.com/accueil.htm

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NOVEMBRE 2010

MÉDAILLE DE
SAINTE - HÉLÈNE

- 12 août 1857 -

HISTORIQUE

L’Empereur Napoléon 1er, le créateur de la Légion d’honneur et de divers autres Ordres, n’a jamais, par contre, prévu d’instituer des médailles commémoratives en faveur de ses nombreux et valeureux soldats.
Avec le temps, maints de ces vétérans, appelés parfois « les vieux débris », se réunirent aux seins d’associations, conservant les souvenirs de l’Empereur et le culte populaire dont il était l’objet, et s’attribuèrent des médailles commémoratives non officielles.




Le besoin d’honorer officiellement ces anciens combattants était donc bien réel, mais ce ne fut que 42 ans après la fin des derniers combats et le départ de l’Empereur en exil à Sainte-Hélène, que fut créée, le 12 août 1857, par décret impérial de l’Empereur Napoléon III,

La Médaille de Sainte-Hélène.


Elle fut remise, aux ayants droit survivants des guerres de la Révolution et de l’Empire, dans une boite en carton, au couvercle recouvert par un papier blanc glacé avec l’aigle impérial en relief et l’inscription : 

 AUX  COMPAGNONS  DE  GLOIRE  DE  NAPOLÉON I  DÉCRET  IMPÉRIAL 

OÛT  1857.
Un diplôme officiel, délivré par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur, fut remis avec la médaille à près de 405 000 soldats vétérans, dont environ 350 000 à des français et 55 000 à des étrangers (Source : Daniel  Werba sur "Symboles et Traditions").



Pour en savoir plus : www.stehelene.org

 

 

BÉNÉFICIAIRES

La Médaille de Sainte-Hélène récompensait et honorait les militaires français et étrangers, des armées de terre et de mer, ayant servi la République ou l'Empire entre les années 1792 et 1815. Mais, la médaille étant attribuée sans aucune condition minimum de durée de services ni de participation à une campagne militaire, il était cependant nécessaire de justifier de ses droits en présentant un relevé des états de services ou un congé.

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN


Largeur de 38 mm.
Alternance de 6 raies verticales vertes de 4,5 mm et de 5 raies verticales rouges de 1,8 mm.
Sur chaque bord, un liseré rouge de 1 mm.
Ce ruban sera réutilisé dans une configuration quasiment identique pour la Croix de Guerre 1914-1918.

INSIGNE

Médaille ronde en bronze ou cuivre patiné brun, d'une hauteur de 50 mm et d'une largeur de 31 mm, pour le modèle d'ordonnance.
Gravure de Désiré-Albert BARRE, graveur-général des Monnaies.

Sur l’avers    : la légende 

 NAPOLEON I  EMPEREUR  entourait l’effigie de l’empereur couronné.
                      L’ensemble était encadré par une épaisse couronne de laurier.

Sur le revers : l’inscription 

CAMPAGNES  DE  1792  A  1815  entourait le texte
                      A  SES  COMPAGNONS  DE  GLOIRE  SA  DERNIÈRE  PENSÉE
                      Ste-HÉLÈNE  5  MAI  1821.
                      L’ensemble était encadré par une épaisse couronne de laurier.

Le sommet de la médaille se rattachait à une couronne impériale, sommée d’une petite croix, faisant corps avec l’ensemble.
Trois réductions, dites "médailles de petit module", aux dimensions ( hauteur ) de 33 mm, 20 mm et 16 mm, furent réalisées et disponibles à la vente au prix de 2 francs.
La plus petite des réductions comportait, au revers, l'inscription se résumant à trois lignes : Ste-HÉLÈNE  5  MAI  1821

Médaille en  bronze




Médaille en  argent




Médaille en  or







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DECEMBRE 2010

LES COMMEMORATIVES ETRANGERE

DU SECOND  EMPIRE 

1856


La médaille de la Baltique

 

Instituée en 1856 par la reine Victoria pour récompenser les marins et les soldats français et anglais ayant constituée l'expédition en mer de baltique au cours de laquelle la forteresse de Bomarsund fut prise.

Cette médaille fut attribuée à tous les militaires français (10 000 hommes) commandés par le général Baraguay d'Hilliers. Elle fit l'objet d'une attribution individuelle aux seuls 90 sapeurs du génie anglais. Les autres reçurent la médaille non gravée. Un décret de Napoléon III en autorisa l'acceptation et le port par les militaires français sous réserve de l'établissement d'un certificat d'attribution nominatif.

Le Ruban


 

Le ruban est de couleur inverse à celle de la médaille de Crimée
(jaune au centre et liserés bleu pâle)

Le Diplome



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La médaille de Crimée

Est une médaille commémorative britannique, décernée par la reine Victoria aux soldats et marins de tous grades ayant participé à la guerre de Crimée contre les Russes 

du 14 septembre 1854 au 8 septembre 1855.

Le Corps expéditionnaire comprenait 183 000 hommes, dont 93 000 Français. Un décret de Napoléon III (26/4/1856) en autorisa l'acceptation et le port par les militaires français.

Le Ruban

 

Le ruban bleu pâle bordé d'un liseré jaune citron était agrémenté de 9 agrafes :

Les Agrafes

  • Alma
  • Balaklava
  • Inkerman
  • Sébastopol
  • Azov
  • Kinburnn
  • Mamelon vert
  • Mer d'Azoff
  • Traktir
Le Diplome



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La médaille de Crimée Turque

1856


Créée par le Sultan ABD-UL-MEDJID pou récompenser les soldais des trois expéditionnaires Français Anglais et Sardes (les officiers recevant l’Ordre du MEDJIDIE)

L’insigne en argent d’un diamètre de 37mm A l’origine sans ruban


INSIGNE  TYPE ANGLAIS

Chaque corps allié est distingué par la place de son drapeau national situé à la droite du drapeau Turque

Il y eut peu de médaille de type   Français 1200 à 1500

La plupart des médailles de type Anglais furent perdues dans le naufrage du bateau PONOMA qui les transportait

Seule la frappe sarde fut la plus importante 20000 il en fut donné aux Anglais en compensation

Le ruban aux couleurs de l’Ordre du MEDJIDIE rouge lie de vin encadré d’un liseré vert

Ce ruban dans les exemplaires d’origine est passé dans un anneau d’argent passant dans un trou percé dans la partie supérieure de la médaille

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                     Souyris-Rollaand                       

                                  guide des ordres décorations et médailles militaire

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JANVIER 2011

LES COMMEMORATIVES ETRANGERE

Médailles du Vatican

Médaille du Siège de Rome 1848



Créée par le Pape Pie XI en souvenir du siège de Rome par les troupes françaises venues au secours du pape, chassé de sa capitale par les troupes de Garibaldi. Son ruban est en étamine aux couleurs pontificales (jaune à liserés blancs). Elle fut attribuée aux militaires participant au corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot.

Croix de Mentana 1867



Créée par le Pape pie IX le 14/11/1867 pour commémorer la victoire de Mentana (13/11/1867) au cours de laquelle Garibaldi fut défait. Son ruban est blanc, divisé en cinq bandes verticales par deux raies bleu ciel. Il existe deux agrafes (Mentana et Roma).

Elle fut attribuée au corps de troupe français de la brigade du général de Polhes (quatre bataillons du 1er, du 29em et du 59em RI et le 2em BCP), ainsi qu'aux unités des troupes pontificales, dont les Zouaves. Le gouvernement Impérial accepta la décoration le 3/3/1868 et en autorisa le port par les militaires français.

Médailles Italiennes

Ordre de Saint Maurice et Lazare 1859

 

Cet Ordre est une réunion de l'ordre de Saint Maurice fondé par le Duc de Savoie et de l'Ordre Papal de Saint Lazare dont les statuts et l'insigne datent de 1600. Il fut établi par le roi Victor Emmanuel de Sardaigne le 27/12/1816 pour récompenser les services exceptionnels rendus au Royaume. Il comporte cinq classes.

Cet Ordre fut décerné à de nombreux officiers français lors de la guerre d'Italie en 1859

Ordre de la Couronne d'Italie 1868


 

Créé le 20/02/1868 par Victor Emmanuel II pour commémorer la libération de la Lombardie de l'occupation autrichienne, il devenait de ce fait le premier souverain italien roi d'Italie.

Il est destiné à récompenser les services exceptionnels civils et militaires. Il comporte cinq classes. En reproduction, figurent l'insigne des commandeurs et la plaque de Grand Croix.

Cet Ordre fut attribué aux officiers français ayant participé à la guerre de 1859.


Médaille de la valeur Militaire (1859)

 

La médaille de la valeur militaire sarde fut attribuée aux militaires français qui se distinguèrent au cours de la campagne d'Italie de 1859. Cette médaille est identique à la précédente, hormis la mention "guerre d'Italie".

Le chiffre total des médailles attribuées aux Français et sardes fut de 8 000 dont la moitié environ pour l'armée française. L'inscription de l'attribution individuelle est identique à la précédente, quoique beaucoup ne portent pas le nom du titulaire car le Gouvernement Impérial, qui en autorisa le port le 23/3/1860, les distribue sans les faire graver.


Médaille pour l'Indépendance (1859)


 

Créé par le roi Victor Emmanuel II en 1859 pour récompenser les militaires qui se distinguèrent lors des combats menés de 1848 à 1870 pour la création du Royaume d'Italie et l'unité des Etats Italiens. La médaille, dont le ruban est vert, blanc rouge répété six fois, peut comporter des barrettes en argent sous forme de feuilles de laurier portant au centre les dates des campagnes.

Cette médaille fut attribuée à des militaires savoyards et niçois qui furent autoriser à la porter en france après 1860, date du rattachement de leurs provinces à la France et dont beaucoup servirent dans le 103e RI qui fut créé à cette occasion.

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FEVRIER 2011

LES COMMEMORATIVES FRANCAISE

DU SECOND  EMPIRE 

1859

MEDAILLE DE LA

CAMPAGNE  D'ITALIE

 

A partir de 1815, dans les différentes provinces de la péninsule italienne, se manifesta un puissant mouvement populaire désirant l'unification du pays. Cette idée, défendue par le Roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, était combattue cependant par le Pape PIE IX et les Autrichiens qui occupaient les provinces de Lombardie et de Vénétie. En Europe, cette cause n'était soutenue que par l'Empereur Napoléon III qui, le 28 janvier 1859, s'engageait par le traité; de Turin à apporter aide et soutien de la France. Mais suite à une série de provocations, le Piémont était envahi, le 26 avril 1859, par 100 000 soldats autrichiens. Cette action entraînait la France à déclarer la guerre à l’empire d’Autriche, le 3 mai 1859.
Malgré la mauvaise préparation de notre armée, nos soldats aux côtés des Piémontais et des Sardes, devaient s’illustrer lors de plusieurs célèbres batailles, dont celle de Magenta, le 4 juin, qui permettra à Napoléon III et Victor Emmanuel II d’entrer triomphalement le 8 juin, à Milan. Puis le 24 juin, les forces Franco-Piémontaises prenaient à l’issue d’une terrible bataille le bourg de Solférino et le 12 juillet, un armistice était signé à Villafranca.
A Zurich, le 10 novembre 1859, la France signait un traité avec l’Autriche. Le 24 mars 1860, par le traité de Turin avec les Sardes, elle recevait le comté de Nice et la Savoie en échange de l’annexion des états de l’Italie centrale par le Piémont.
Nos forces composées par une armée d’un effectif de 120 000 hommes, étaient dirigées par l’Empereur et placées sous les ordres des maréchaux Baraguet d’HILLIERS et CANROBERT, des généraux MAC-MAHON, NIEL et Regnault de SAINT-JEAN-D’ANGELY. Durant ces trois mois de campagne,

nos pertes s’élevèrent à 8 000 morts et 40 000 blessés.

Pour récompenser tous les participants et garder le souvenir de cette glorieuse campagne, la Médaille de la Campagne d’Italie fut créée par décret impérial, le 11 août 1859. Près de 120 000 médailles furent décernées.
La médaille était remise avec un diplôme et décernée par l’Empereur Napoléon III, sur proposition des ministres de la Guerre et de la Marine.


 

BÉNÉFICIAIRES

La Médaille de la Campagne d’Italie récompensait tous les personnels, soldats, marins, cantinières, etc., ayant participés à la campagne d’Italie en 1859.

 

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN

 

Largeur de 36 mm.
Alternance de 6 raies verticales rouges de 4 mm et de 5 raies verticales blanches de 2 mm.
Sur chaque bord, un liseré; blanc de 1 mm.

INSIGNE

 

Médaille ronde en argent, du module de 30 mm.
Gravure de D'Albert BARRE.

Sur lavers    :

la légende  NAPOLEON III  EMPEREUR 

entourait l’effigie de l’empereur couronné de laurier.
                      L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Sur le revers :

 l’inscription  CAMPAGNE  D’ITALIE  1859 

entourait le nom des batailles de
         MONTEBELLO, PALESTRO, TURBIGO, MAGENTA, 

MARIGNAN, SOLFERINO.
    

   L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Il a existé un modèle dit des « Cent-Gardes », dont la médaille était surmontée 

par une couronne impériale.
La Monnaie de Paris réalisa en une semaine, une première série de 500 médailles, du module de 27 mm, qui furent distribuées le jour de la fête de la victoire et de l’empereur, le 15 août 1859. Ce modèle primitif différait de celui décrit précédemment, par l’effigie de l’empereur non couronnée et par la couronne de laurier extérieure formant saillie. De plus, il fut réalisé parfois avec une couronne impériale sommé d’une petite croix.

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MARS 2011

MÉDAILLE COMMÉMORATIVE

DE L’EXPÉDITION

DE CHINE

- 23 janvier 1861 -

HISTORIQUE

Pour riposter aux tortures que les Chinois avaient infligées à leurs missionnaires, l’Angleterre et la France envoyèrent en 1857 une première expédition qui occupa Canton et contraignit la Chine à signer en 1858 le premier traité de T’ien-tsin ( Tianjin ), accordant aux occidentaux l’ouverture de onze ports chinois.
Mais la réticence de Pékin à appliquer les clauses de ce traité, fit que les forces franco-anglaises se préparèrent de nouveau à intervenir et 8 000 volontaires français, placés sous les ordres du général COUSIN-MONTAUBAN, marchèrent sur Pékin qui fut pris en octobre.
Un second traité fut alors signé à T’ien-tsin, en octobre 1860, permettant aux occidentaux d’ouvrir des légations à Pékin et aux missions de s’installer en Chine.
Pour récompenser nos soldats et marins, et garder le souvenir de cette épopée, la Médaille commémorative de l’Expédition de Chine fut créée par décret impérial, le 23 janvier 1861.
Près de 8 000 médailles furent attribuées.

BÉNÉFICIAIRES

La Médaille commémorative de l’Expédition de Chine récompensait tous ceux qui prirent part à l’expédition de Chine.

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN


Largeur de 36 mm.
Jaune, avec au centre, le nom de la ville de Pékin, en caractères chinois ( idéogrammes ) tissés en bleu.

INSIGNE


Médaille ronde en argent, du module de 30 mm.
Gravure de Désiré-Albert BARRE.

Sur l’avers    : la légende  NAPOLEON III  EMPEREUR  

entourant l’effigie de l’Empereur couronné.
                      L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Sur le revers : l’inscription  EXPÉDITION  DE  CHINE  1860  

entourant le nom des batailles de
                      TA-KOU, CHANG-KIA-WAN, PA-LI-KIAO, PE-KING.
                      L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Diplome





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AVRIL 2011

MÉDAILLE COMMÉMORATIVE
DE L’EXPÉDITION DU MEXIQUE

  
- 29 août 1863 -

  
 

 

 

HISTORIQUE

 

L’expédition du Mexique fut entreprise en 1862, par Napoléon III, à la suite d’un différend financier avec la République
Ainsi, le 7 janvier 1862, environ 3 000 hommes débarquaient à Véra Cruz, des bâtiments de la force navale commandée par l’amiral Julien de la GRAVIÈRE.
Dan
s un premier temps, l’Angleterre et l’Espagne se joignirent à la France, mais ces deux pays, peu certains du succès de l’entreprise, préférèrent rapidement se retirer, laissant seules les forces françaises, assistées de quelques troupes autrichiennes, belges et turcs.
Ces forces, dont les effectifs s’élèveront jusqu’à 38 000 hommes, seront placées successivement sous les ordres des généraux
de LORENCEZ
, puis FOREY et enfin BAZAINE. Malgré quelques revers, des succès, comme le glorieux combat du village de Camerone où, le 30 avril 1863, 62 légionnaires résistèrent vaillamment pendant neuf heures à l’attaque de 2 000 mexicains, permettra la prise de la ville de Puebla, le 17 mai 1863, ouvrant ainsi la route de Mexico. Dans la capitale, une assemblée de notables reconnaîtra alors l’archiduc Maximilien de Habsbourg, frère de l’Empereur François-Joseph d’Autriche, comme Empereur du Mexique.
Cependant, nos forces épaulées par 20 000 mexicains ayant embrassés la cause de Maximilien, seront harcelées dans leur œuvre de pacification, par les troupes du Président JUAREZ, soutenu par les États-Unis.
En février 1867, l’Empereur Napoléon III, ordonnait le rapatriement des troupes françaises, dont les derniers éléments quittèrent le port de Véra Cruz le 12 mars 1867. L’Empereur Maximilien, ainsi abandonné, sera vaincu à Querétaro et fusillé en juin de cette même année.
Pour récompenser nos soldats et marins, et garder le souvenir de cette épopée, la Médaille commémorative de l’Expédition du Mexique fut créée par décret impérial, le 29 août 1863 et fut attribuée, avec un diplôme, aux 38 000 hommes ayants participés aux opérations.
Réalisée par Désiré Albert BARRE, graveur général de la Monnaie de Paris, elle reprenait les caractéristiques générales de la Médaille commémorative de la Campagne d’Italie, créée en 1859.
mexicaine et avec le désir de fonder dans ce pays, un empire catholique qui contrebalancerait la puissance américaine.

 

BÉNÉFICIAIRES

 

 

La Médaille commémorative de l’Expédition du Mexique récompensait tous ceux qui prirent part à l’expédition du Mexique.

 

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN

 

 

Largeur de 36 mm.
Blanc avec une bande rouge et une bande verte de 5 mm placées en diagonale et formant une croix.
Au centre de la croix, en superposition, un aigle noir aux ailes déployées, tenant un serpent vert par le bec et les serres.
D’un dessin tout à fait original, il était l’œuvre de Désiré Albert BARRE et représentait les armes de la République du Mexique, inspirées de la symbolique Aztèque.

 

 

INSIGNE

 

 

Médaille ronde en argent, du module de 30 mm.
Gravure de Désiré Albert BARRE.

Sur l’avers    : la légende 

NAPOLEON  III  EMPEREUR 

Entourait l’effigie de l’Empereur couronné.
 L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Sur le revers : l’inscription 

 EXPÉDITION  DU  MEXIQUE  1862 - 1863  entourait le nom des batailles de 

CUMBRES, CERRO-BORREGO, SAN-LORENZO, PUEBLA, MEXICO.
   

 L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Diplome


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 Ordre de Notre Dame

de la Guadalupe

 

Crée en 1823 par l’empereur Iturbide pour récompenser les services exceptionnels civils et militaires, cet Ordre fut supprimé en 1855, puis remis en activité en 1863 par l'empereur Maximilien et disparut avec lui en 1867. Cet ordre qui était le deuxième de l'Empire mexicain fut celui qui fut le plus souvent attribué aux officiers du Corps expéditionnaire français entre 1862 et 1867. Le gouvernement impérial en autorisa l'acceptation et le port




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MAI 2011

MÉDAILLE COMMÉMORATIVE
DE L’EXPÉDITION DU TONKIN

 

- 6 septembre 1885 -

 

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

 

Sous la troisième République, la France décida d’étendre son influence au Tonkin, en y envoyant un détachement commandé par le capitaine de vaisseau Henri RIVIÈRE. Mais ce dernier fut capturé au cours d’une sortie à CAU-GIAI, le 19 mai 1883, et décapité par les Pavillons Noirs.
La réaction française fut vigoureuse ; la Chambre des députés votant unanimement pour l’envoi en Extrême-Orient d’un corps expéditionnaire devant occuper puis pacifier le Tonkin et faire ainsi reconnaître le protectorat français sur l’Annam.
Durant trois années (1883, 1884 et 1885), les marins de l’escadre commandée par l’amiral
COURBET, les soldats de l’infanterie de marine, des escadrons de spahis et chasseurs d’Afrique, des bataillons de zouaves, tirailleurs algériens et les légionnaires, placés sous les ordres des généraux MILLOT puis
de COURCY, opéreront au Tonkin, en Annam et en Chine. Les opérations se termineront par la signature, le 9 juin 1885, du second traité de T’ien-tsin (Tianjin) avec la Chine.
E
n vue de commémorer ces faits d’armes, la loi du 6 septembre 1885 institua la Médaille commémorative de l’expédition du Tonkin, attribuée avec un diplôme à 97 300 titulaires.
En cas de décès du soldat ou du marin, la médaille était remise, à titre de souvenir, au fils aîné, à la veuve, au père, à la mère, ou à défaut au plus âgé des frères.
Les fonds nécessaires pour la fabrication de cette médaille furent prélevés sur les crédits déjà votés pour l'expédition du Tonkin.

 

BÉNÉFICIAIRES

La Médaille commémorative de l’expédition du Tonkin récompensait les militaires et marins qui prirent part à l’expédition de 1883 à 1885.
La loi du 27 juillet 1887 en étendit l’attribution :

¨  aux militaires et marins ayant pris part, entre 1885 et 1893, aux opérations au Tonkin, en Annam, au Cambodge, au Siam et dans le Haut Mékong ;

¨  Aux rares survivants qui, de 1873 à 1882, servirent sous les ordres de Francis GARNIER et Henri RIVIÈRE.

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN

 

 

Largeur de 36 mm.
Jaune coupé par quatre raies verticales vertes de 4 mm.
La loi du 6 septembre 1885 avait initialement prévue un ruban moitié vert, moitié jaune.

 

INSIGNES

Médaille ronde en argent, du module de 30 mm.
Gravure de
Jean-Baptiste DANIEL-DUPUIS.

Sur l’avers:

L’effigie de la République casquée entourée de la légende  REPUBLIQUE  FRANÇAISE.
                      Sur la visière du casque l’inscription  PATRIE.
                      L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Sur le revers:

L’inscription  TONKIN  CHINE  ANNAM 1883-1885  

entourait les noms des batailles de
CAU-GIAI, SONTAY, BAC-NINH, FOU-TCHÉOU, FORMOSE, TUYEN-QUAN, PESCADORES.
   L’ensemble était encadré d’une couronne de laurier.

Deux modèles existèrent : l’un fut destiné à la Marine


L’autre à l’armée de Terre. Ce dernier se différenciait du précèdent par la disparition, sur le revers, du nom de CAU-GIAI


Les premiers tirages, du modèle officiel de la Monnaie de Paris, furent équipés d’une bélière en forme d’olive et les éditions ultérieures furent munies d’une bélière en forme de boule

Il existe des models privés comme le type Delande


Poinçon sur la boulle et absence de signature de Dupuis model Terre
.


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DECEMBRE 2011

ORDRE ROYAL DU CAMBODGE

 

- 10 mai 1896 -

 

Sa Majesté Norodom, roi du Cambodge, 1898

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

 

Depuis 1845, le Siam et le Viêt-nam imposaient un protectorat conjoint sur le Cambodge. Grâce à l’intervention de la France qui exercera à partir de juillet 1863 le protectorat, le Cambodge retrouva sa souveraineté et en 1864, couronnait comme Roi, Norodom 1er. Ce dernier fondait, le 8 février 1864, l’Ordre royal du Cambodge. A partir du décret du 10 mai 1896, il devint un de nos Ordres coloniaux, attribué indifféremment par le Roi du Cambodge ou par le gouvernement français, prenant alors le nom d'Ordre du Cambodge. C’était un Ordre à cinq classes, structuré à l’image de la Légion d’honneur :

¨  Les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur ;

¨  Les dignités de Grand officier et de Grand croix.

Le Président de la République française était de droit Grand croix de l’Ordre du Cambodge.
Il fut supprimé en tant qu’Ordre colonial par le décret du 25 août 1948, puis devint par le décret du 1er septembre 1950, un Ordre des États associés de l’Union française jusqu’en 1955, année ou le Cambodge quitta l’Union française. Il fut donc attribué à partir de 1948, uniquement comme Ordre national cambodgien jusqu’à sa disparition avec la dynastie Khmer. Cependant, durant son exil, le prince SIHANOUK continuera à en attribuer les insignes.
Suite au retour à la tête de l’état du Cambodge du Roi Norodom SIHANOUK, l’Ordre royal du Cambodge a été ré institué. Son insigne est identique à celui décrit ci-dessous
.


BÉNÉFICIAIRES

L’Ordre royal du Cambodge récompensait les services civils et militaires des étrangers ou des sujets du Roi du Cambodge.
De 1896 jusqu’au décret du 14 juillet 1933, l’Ordre du Cambodge attribué par le gouvernement français, récompensait :

¨  Les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’Indochine et plus particulièrement au Cambodge ;

¨  Les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu des services à l’expansion coloniale.

 

A compter du 14 juillet 1934, de nouvelles dispositions furent prises : nul ne pu être nominé s’il avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.
A l’instar des autres Ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, pu récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions ou des manifestations importantes purement coloniales
.

 

CARACTÉRISTIQUES

RUBANS


 

Largeur de 37 mm.
Il était primitivement de couleur rouge à liserés vert sur chaque bord. Mais comme pour les autres Ordres coloniaux et afin d’éviter une trop grande similitude de teinte avec le ruban de la Légion d’honneur, il fut décidé, suite au décret du 5 décembre 1899, de changer ces couleurs.

A compter de cette date, le ruban fut à fond blanc avec de chaque côté un liseré orange.

Ruban d’Officier à rosette blanche et orange de 30 mm de diamètre.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.
Ruban moiré blanc et orange de 10 cm de largeur, permettant le port en écharpe, pour la dignité de Grand'croix.
Lorsqu’en 1948, l’Ordre royal du Cambodge redevint un Ordre purement national, le ruban repris ses couleurs d’origine.

Insignes

Etoile de chevalier

 uni faces, à huit pointes diamantées constituées chacune par de multiples rayons partant d’un médaillon central de forme ovale représentant sur un fond d’émail violet les armes royales cambodgiennes entourées par un cercle d’émail rouge.
L’étoile est surmontée par une couronne royale avec une petite croix sur la boule de la bélière.
L’insigne des Chevaliers est en argent,

Etoile d'Officier


Etoile de Commandeur    


L'etoile d'officier, de Commandeurs, et de Grand officiers et Grand croix 

étant en vermeil ou en or.

Il a existé un modèle à taille réduite, attribué durant les premières années qui suivirent la création de l’Ordre, dont la présentation était plus dépouillée avec notamment l’absence de la couronne royale en partie supérieure.


PLAQUE

Plaque en forme de grande étoile unie face à huit pointes diamantées, constituées chacune par de multiples rayons partant d’un médaillon central de forme ovale représentant sur un fond d’émail violet les armes royales cambodgiennes entourées par un cercle d’émail rouge.
La plaque est du module de 78 mm, en argent avec le médaillon central en vermeil
.


DIPLOME





photos officier et commandeur
de l'Ordre royal du cambodge




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JANVIER 2012

ORDRE DU DRAGON D’ANNAM

- 10 mai 1896 -

L’empereur d’Annam, Dong Khanh

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

La France présente en Cochinchine depuis 1848, établit le protectorat sur l’Annam en 1883. Le 14 mars 1886, l’empereur d’Annam, Dong Khanh (de la dynastie NGUYEN), créait l’Ordre du Dragon de l’Annam ou « Ordre du Dragon vert », pour commémorer son alliance avec la France.
A partir du décret du 10 mai 1896, il devint un de nos Ordres coloniaux, attribué indifféremment par l’empereur d’Annam ou par le gouvernement français.
C’était un Ordre à cinq classes, structuré à l’image de la Légion d’honneur :

¨  les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur ;

¨  les dignités de Grand Officier et de Grand-croix.

Le Président de la République française était de droit Grand-croix de l’Ordre du Dragon d’Annam.
Il fut supprimé en tant qu’Ordre colonial par le décret du 5 mai 1950 et devint alors (décret du 1er septembre 1950) un Ordre des États associés de l’Union française.
Le dernier empereur d’Annam, Bao-Daï, le décernera jusqu’à sa totale disparition, quelques mois après la création de la République du Viêt-nam en 1955.

 

BÉNÉFICIAIRES

L’Ordre du Dragon d’Annam récompensait les services civils et militaires des étrangers ou des sujets de l’empereur d’Annam.
De 1896 jusqu’au décret du 14 juillet 1933, l’Ordre récompensait lorsqu’il était attribué par le gouvernement français :

¨  les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’Indochine ;

¨  les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu des services à l’expansion coloniale.

A compter du 14 juillet 1934, de nouvelles dispositions furent prises : nul ne pouvait être nommé s’il n'avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.
A l’instar des autres ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, pouvait récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions ou des manifestations importantes purement coloniales.

 

 

CARACTÉRISTIQUES

 

RUBANS

 

Largeur de 37 mm.
Différents rubans furent portés :
- de 1886 à 1896 :

    ruban blanc bordé de chaque côté par un large liseré orange dans le cas d’une attribution de l’Ordre à titre militaire ;

¨  ruban vert bordé de chaque côté par un large liseré orange dans le cas d’une attribution de l’Ordre à titre civil.

 après 1896 :

¨  ruban rouge bordé de chaque côté par un large liseré jaune dans le cas d’une attribution de l’Ordre par l’empereur d’Annam

¨    ruban vert bordé de chaque côté par un large liseré orange dans le cas d’une attribution de l’Ordre par le gouvernement français.

Ruban d’Officier à rosette aux couleurs du ruban correspondant de 30 mm de diamètre.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.
Ruban moiré aux couleurs de l’attribution correspondante de 10 cm de largeur, permettant le port en écharpe, pour la dignité de Grand-croix.

 

INSIGNES

CROIX

Étoiles uniface, à huit pointes diamantées constituées chacune par des rayons partant d’un médaillon central de forme ovale représentant sur un fond d’émail bleu l’inscription en idéogrammes annamites dorés  DONG-KHANH  HOANG-DE
Le médaillon central était bordé par un cercle d’émail rouge.
L’étoile était surmontée par une couronne impériale
, entourée de quatre motifs héraldiques.

Deux types

Suspendue à un dragon émaillé de vert formant bélière.

trois types


L’insigne des Chevaliers était en argent, celui des Officiers, Commandeurs, Grands Officiers et Grands-croix étant en vermeil ou en or.

CHEVALIER

 

OFFICIER

COMMANDEUR

CRANDS CROIX

PLAQUE

 

Grande étoile uniface au module de 105 mm, à seize pointes diamantées et constituées chacune par des rayons partant de la surface centrale occupée par un dragon d’émail vert en relief, tenant entre ses griffes un médaillon de forme ovale, bordé par un cercle d’émail rouge et qui représentait sur un fond d’émail bleu l’inscription en idéogrammes annamites dorés  DONG-KHANH  HOANG-DE, entourée de quatre motifs héraldiques.
La queue du dragon apparaissait sur la partie basse de l’étoile, une partie du corps et la tête débordant sur la droite et le haut.
La plaque de Grand-croix était en argent avec le médaillon central réalisé en bronze doré.

 

DIPLOME

Chevalier

Officier

Photos chevalier officier et commandeur



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FEVRIER 2012

ORDRE DE L’ÉTOILE NOIRE

 

 

- 10 mai 1896 -

 


 

 

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

 

C’est le Roi de Porto-Novo, TOFFA, qui institua l’Ordre de l’Étoile noire le 1er décembre 1889. Le Roi TOFFA devint en 1892 Roi du Dahomey (aujourd’hui la République du Bénin) grâce à l’aide de la France, qui envoya un corps expéditionnaire de 4 000 hommes placés sous les ordres 

du colonel Alfred DODDS.
Les troupes de cette expédition qui dura cinq mois, vainquirent à Dogba l’armée du Roi BÉHANZIN. Une croix et un brevet furent attribués à certains des hommes ayant pris part à cette épopée coloniale. Marquant la reconnaissance du Roi TOFFA pour la France, l’Ordre de l’Étoile noire fut réorganisé le 30 août 1892, puis approuvé et reconnu par le Gouvernement français l

e 30 juillet 1894.
Par les décrets des 10 et 23 mai 1896, il devint un de nos cinq Ordres coloniaux.
A partir de ce moment, il fut géré par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur

jusqu’à sa disparition.
C’était un Ordre à cinq classes :

¨ Les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur;

¨ Les dignités de Commandeur avec plaque et de Grand-croix.

Contrairement aux Ordres calqués sur la Légion d’honneur, il n’y avait donc pas de Grands officiers, mais des Commandeurs avec plaque, qui portaient la croix de Commandeur en sautoir et la plaque à droite de l’habit.
Le Président de la République française était de droit Grand-croix de l’Ordre de l’Étoile noire.
Le décret du 1er septembre 1950 lui donna la dénomination 

« d’Ordre de la France d’Outre-mer ».
Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l’Ordre national du Mérite, supprima l’Ordre de l’Étoile noire.

BÉNÉFICIAIRES

 

 

A l’origine, l’Ordre de l’Étoile noire récompensait les services des sujets du Roi du Dahomey et des Français employés par le protectorat.
A partir de 1896 et jusqu’au décret du 14 juillet 1933, l’Ordre colonial de 

l’Étoile noire récompensa 

¨ Les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’Afrique Occidentale Française ;

¨ Les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu 

des services à l’expansion coloniale.

A partir du 14 juillet 1933, de nouvelles dispositions furent prises : nul ne pouvait être nommé s’il n'avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.
A l’instar des autres Ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, a pu récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions

ou des manifestations importantes purement coloniales.

Il fut attribué aux officiers des troupes de